LA TRADITION ET LES TRADITIONS
32. 1 Apol., 49, 5.
33. A. H., IV, 33, 8 (P. G., 7, 1077; HARVEY, II, p. 262; E. P., 242).
Texte très difficile (VAN DEN EYNDE, p. 138). Nous suivons la version
latine.
34. A. H., I, 8, 1; 9, 4 (P. G., 7, 521, 544 s.; HARVEY, I, 67-68 et
86-87). Pour Hippolyte aussi, les hérétiques dénaturent les saintes
Écritures dans EUSEBE, H. E., V, 28, 13-15 (SCHWARTZ, I, 504).
35. A. H., II, 28, 3 (P. G., 7, 805; HARVEY, Ì, 352).
:
36. Strom., VI, 15, 124-125 (STAEHLIN, II, p. 494-495: « Tout devient
intelligible pour ceux qui conservent l'interprétation que (le Seigneur)
a donnée des Écritures, en l'acceptant d'après la règle ecclésiastique:
or, la règle ecclésiastique est l'unisson et la symphonie de la loi et des
prophètes avec le Testament transmis (лapadidouévn) lors de la venue
du Seigneur »>). Voir, dans H. DE LUBAC, Catholicisme (Unam Sanc-
tam, 3), Paris, 1938, p. 127, n. 2, d'autres références à Origène,
Méthode, etc. Le thème de la consonantia avait, pour un esprit vivant
dans le climat spirituel et philosophique de l'Antiquité, une force aussi
grande que, pour nous, celle de l'idée d'évolution. C'était un principe
d'herméneutique, un critère de valeur et de vérité. A la base de la lec-
ture patristique des Écritures, il y a la conviction que Dieu a tout fait
en ordre, nombre et mesure, qu'il existe une harmonie, une correspon-
dance, entre les divers moments de son œuvre.
37. B. REYNDERS, art. cité, p. 177. H. Holstein résume ainsi son
étude : « L'objet de la tradition ecclésiale était de reprendre et de
transmettre la prédication par laquelle, à partir de l'Ancien Testament,
les Apôtres ont annoncé que le Christ était le terme du plan divin et
l'accomplissement de toutes les prophéties, au point que, pour l'évêque
de Lyon, la παράδοσις s'identifie au κήρυγμα τῶν ἀποστόλων »,
(art. cité, p. 233).
38. Cf. Ep, 3, 14-19; Ph, 3, 8; comp. Rm, 15, 14; 1 Co, I, 5; 2 Co,
8, 7; 2 P, 1, 5; 3, 18. Paul lui-même a cette connaissance (2 Co, II, 6)
et la répand (2, 14). Voir J. DUPONT, Gnosis. La Connaissance religieuse
dans les épîtres de S. Paul, Louvain-Paris, 1949.
39. Cf. L. BOUYER, art. cité, p. 7 s.; ID., Gnosis. Le Sens orthodoxe de
l'expression jusqu'aux Pères alexandrins, dans J. T. S., N. Ser., 4 (1953),
p. 188-206; E. FLESSEMAN-VAN LEER (op. cit., p. 51): gnosis se trouve
dix fois dans l'épître de Barnabé, elle y a parfois le sens de connaissance
des voies de la justice, mais aussi d'intelligence de la foi et, quatre fois,
de connaissance théologique obtenue par une vraie interprétation chris-
tologique de l'Écriture. Pour Clément d'Alexandrie, elle est la connais-
sance du sens caché de l'Écriture; elle n'est pas grâce seulement, mais
elle peut être transmise par l'enseignement.
40. A. H., III, 24, I (P. G., 7, 966; HARVEY, II, 131; E. P., 226;
SAGNARD, S. Ch., p. 398-399).
41. IRÉNÉE, cf. supra, n. 34. Ecriture comprise dans l'Église : A. H.,
III, 4, 1 (7, 855; HARVEY, II, p. 15: cité infra, n. 70); IV, 32, I (col. 1071;
II, p. 254-5); V, 20, 1 (col. 1174; II, p. 376); ORIGENE, În Mat., ser. 46:
« Nos illis credere non debemus nec exire a prima et ecclesiastica tra-
ditione nec aliter credere nisi quemadmodum per successionem Eccle-
siae Dei tradiderunt nobis » (P. G., 13, 1667); In Joan. comm., V, 8
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