LES PÈRES ET L'ÉGLISE ANCIENNE
65. Introd. à l'étude du N. T.
N. T., Paris, 1933.
I: Histoire ancienne du canon du
66. Marc, qui n'était pas apôtres, était ramené à Pierre, dont il avait
rédigé la catéchèse; Luc, à Paul, dont il avait été le compagnon. Cf.
J. RUWET, art. cité n. 71, p. 392 s.; pour l'ensemble, VAN DEN EYNDE,
p. 261 s.
67. Cf. n. précéd.
68. Cf. TERTULLIEN, Praescr., 32, 36 (P. L., 2, 44, 49; PREUSCHEN,
p. 24, 28; E. P., 296, 297); Adv. Marc., IV, 5 (col. 366 s.; KROYMANN,
C. S. E. L., 47, p. 430 s.; E. P., 341); VAN DEN EYNDE, p. 264.
69. Sur ce point-là, CH. GUIGNEBERT a bien vu les choses: L'Évolu-
tion des dogmes, Paris, 1910, p. 85, 96. Comp. ce que conclut le théolo-
gien luthérien G. EBELING (Die Geschichtlichkeit der Kirche u. ihrer
Verkündigung als theologisches Problem, Tubingue, 1954, p. 42): chez
les Pères du IIe siècle, ce n'est pas le texte comme tel qui décide
de la foi, c'est la foi tenue dans l'Eglise qui interprète le texte.
Témoignages sur le rôle que joue la reconnaissance par les Églises,
dans A. MICHEL, art. Tradition, dans D. T. C., XV, col. 1274.
70. Un texte parmi tant d'autres : « Comme un riche dans un dépôt,
les apôtres ont déposé dans l'Église la plénitude parfaite de la vérité.
Qui le désire peut y puiser le breuvage de vie; en dehors d'elle, tous
sont des voleurs et des larrons » (S. IRÉNÉE, A. H., III, 4, I; P. G., 7,
855; HARVEY, II, p. 15).
71. Voir l'excellente étude de J. RUWET, Lecture liturgique et livres
saints du N. T., dans Biblica, 21 (1940), p. 378-405. On n'a lu liturgi-
quement que les écrits canoniques, et ainsi la lecture liturgique peut
servir de signe ou de critère de canonicité; elle n'est pas la raison de
l'inscription au canon : cette raison est l'apostolicité, et l'on attribue
aux apôtres eux-mêmes une indication répondant à la constitution
d'un canon, voire l'institution de la lecture liturgique (Justin au sujet
des évangiles).
72. Cf. supra, ch. I, n. 4.
NOTES DU CHAPITRE II, SECTION B
1. Outre A. DENEFFE, P. SMULDERS (art.cité, sect. A, n. 1) et A. MICHEL
(art. Tradition, dans D. T. C.), cf. G. MARTIL, La Tradición en S. Agus-
tin, Madrid, 1943; J. Madoz, El concepto de la Tradición en S. Vincente
de Lerins (Anal. Gregor., 5), Rome, 1933 (C. R. par R. DRAGUET,
E. T. L., 13 (1936), p. 545-560); A. DENEFFE, Tradition und Dogma bei
Leo dem Grossen, dans Schol., 9 (1924), P. 543-554; A. LAURAS, Saint
Léon le Grand et la Tradition, dans R. S. R., 48 (1960), p. 166-184.
2. Notre art. Histoire, dans Catholicisme, V, col. 768 (1958).
3. J. SALAVERRI, La idea de Tradición en la Historia ecclesiastica de
Eusebio Casariense, dans Gregorianum, 13 (1932), p. 211-240.
4. Contra Eunomium, c. 4 (P. G., 45, 653). Comp. S. ATHANASE,
Ep. 1 ad Serapionem, 28, qui, après avoir apporté le témoignage des
Écritures, ajoute : « Voyons semblablement, en outre, la tradition qui
remonte au commencement, l'enseignement et la foi de l'Église catho-
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