LES PÈRES ET L'ÉGLISE ANCIENNE
77 (1955), p. 113-122; E. E. ELLIS, Paul's Use of the Old Testament,
Londres, 1956; J. SCHMID, Die alttestamentlichen Zitate bei Paulus und
die Theorie vom Sensus plenior, dans Biblische Zeitsch., 3 (1959), p. 161-
173: BONSIRVEN, Exégèse rabbinique et exégèse paulinienne, Paris, 1939,
ne traite pas les questions abordées ici; nous n'avons pu prendre
connaissance, ni d'A. H. MCNEILE, The Old Testament in the Christian
Church, ni de J. WOODS, The Old Test. in the Church, Londres, 1949.
5. C. H. DODD, According..., p. 110; comp. ELLIS, op. cit., p. 85 s.,
113; AL. RICHARDSON, An Introduction to the Theology of the New Test,
Londres, 1958.
6. Controv. De Verbo Dei, lib. III, c. 1; Opera, Paris, 1870, t. I,
P. 167.
7. Voir le florilège en fin de ce chapitre, et aussi L. BOUYER cité note
suivante; J. DANIELOU, Bible et Liturgie (Lex orandi, II), Paris, 1951.
Comp. n. 39.
8. Ce jeu littéraire, dont les Pères et le moyen âge ont souvent abusé,
peut avoir une certaine valeur pédagogique à l'intérieur de l'authen-
tique typologie, pour rendre celle-ci familière à l'esprit et chaude à
l'imagination: un peu comme les «mots historiques et certaines
anecdotes légendaires rendent l'histoire familière et vivante. Par cet
aspect, il touche d'assez près au rôle de la tradition tel que nous l'expli-
querons dans l'étude théologique. Les Pères et le moyen âge ont sou-
vent mal distingué typologie et allégorie (cf. H. DE LUBAC, Typologie
et Allégorisme, dans R. S. R., 34 (1947), p. 180-224; A propos de l'allé-
gorie chrétienne, ibid., 47 (1959), p. 5-43). Ces études partielles sont
maintenant assumées et élargies dans Exégèse médiévale. Les quatre
sens de l'Écriture, 2 vol. (Théologie, 41), Paris, 1959. Nous disposons
aujourd'hui d'indications nombreuses et concordantes pour bien dis-
tinguer allégorie et typologie et définir les conditions d'une typologie
authentique. Voir B. F. WESTCOTT, The Epistle to the Hebrew, Londres,
1902, p. 202; L. GOPPELT, Typos. Die Typologische Deutung des Alten
Testaments im Neuen, Gütersloh, 1940; L. BOUYER, Liturgie et exégèse
spirituelle, dans M.-D., nº 7 (1946), p. 34-50; C. CHARLIER, La Lecture
spirituelle de la Bible, dans M.-D., nº 12 (1947), p. 14-52; Typologie
ou Evolution. Probl. d'exégèse spirit.,dans Esprit et Vie, 2 (1949), p. 578-
597 (C. R. approbatif de P. BENOIT, dans R. B., 57 (1950), p. 633);
J. COPPENS, Les Harmonies des deux Testaments (Cahiers de la N. R. T.,
6), 2e éd. Tournai-Paris, 1949; G. VON RAD, Typologische Auslegung
des Alten Test., dans Evangelische Theologie, 12 (juil.-août 1952),
p. 17-33 (C. R. approbatif du P. BARTHÉLÉMY, dans R. B., 60 (1953),
p. 143-145); A. GÉLIN, cité supra, n. 4, qui montre comment le prin-
cipe est déjà appliqué dans le cadre de l'A. T.; il l'était aussi dans la
tradition juive (supra, ch. I). Cf. encore G. Auzou, La Parole de Dieu.
Approche du mystère des saintes Écritures, Paris, 1956.
Quant au problème : sens littéral, sens spirituel, il nous semble être
souvent mal posé. Il y a un seul sens littéraire, mais les faits de Révéla-
tion ont une richesse de sens qui dépasse leur réalité historique-événé-
mentielle, et donc, les textes qui les expriment peuvent viser un contenu
de réalité qui déborde ces faits pris en leur pure historicité terrestre.

IIS
