LA TRADITION ET LES TRADITIONS
bonne, notait que, dans les quatre premiers siècles, le Nouveau Testa-
ment servait moins à démontrer la religion chrétienne qu'à l'expliquer
et à la confirmer (cf. infra, ch. VI, n. 46). E. FLESSEMANN-VAN LEER a
des remarques analogues au sujet, par exemple, d'Aristide ou de Justin :
Tradition and Scripture in the Early Church., Assen, 1954.
37. S. AUGUSTIN, De doctr. christiana, II, 9, 14 (P. L., 34, 42).
38. Nous disons « allégorique » par allusion à S. AUGUSTIN, De vera
relig., 50, 99 (P. L., 34, 166): « Quid sit modus interpretandae alle-
goriae, quae per sapientiam dicta creditur in Spiritu Sancto: urtum a
visibilibus antiquioribus ad visibilia recentiora eam perducere suffi-
ciant... » Pour S. Augustin, cela ne suffit pas.
39. S. GRÉGOIRE, Hom. 21 in Evang., 2 (P. L., 76, 1170 C).
40. Voir en ce sens, outre l'appendice en fin de ce chapitre : S. GRÉ-
GOIRE, In Ezech., lib. II, hom. 10 (P. L., 76, 1063 A); Ĝlose ordinaire
in Psalmos, prol. (P. L., 113, 844 B, C); HUGUES DE SAINT-VICTOR, De
sacram, lib. I, prol., c. 2 (176, 183); De Arca Noe morali, I, 2 et II, 8
(col. 622 et 642).
41. Voir par exemple la façon dont CLÉMENT DE ROME (Cor, 42, 5)
et IRÉNÉE (A. H., IV, 26, 5; P. G., 7, 1055) citant Is, 60, 7, le second
selon la LXX, le premier selon une autre version.
42. Ainsi PAUL DIACRE, Epist. ad Senarium, v. 500 (P. L., 59, 403 s.).
43. S. ISIDORE, De eccles. off., II, 7 (P. L., 83, 787 s.) : « Presbytero-
rum ordo exordium sumpsit, ut dictum est, a filiis Aaron... » Les textes
d'Isidore (op. cit., II, 4 s., col. 779 s.) ont eu une influence d'autant plus
grande qu'ils ont été repris par AMALAIFE (De eccles. off., II, c. 13 et 14;
P. L., 105, 1091), par le concile d'Arras de 1025 (c. 6, MANSI, XIX,
443 B, E), par YVES DE CHARTRES (Sermo, 3; P. L., 162, 526), par GRA-
TIEN (C. I D. XXI; C. 1 D. XXV, Friedberg, col. 67 et 89 s.), par
PIERRE LOMBARD (Sent., lib. IV, d. 24, 11).
44. Cf. A. M. LA BONNARDIÈRE, L'Ép. aux Hébreux dans l'œuvre de
S. Augustin, dans Rev. des Études augustin., 3 (1957), p. 137-162; Les
Livres de Samuel et des Rois..., ibid., 2 (1956), p. 335-363; S. Augustin
et les Libri Regnorum, dans Studia Patristica, Berlin, 1957, t. I, p. 375-
388.
45. Cas des lépreux : Dieu le guérissait, mais il devait se montrer
aux prêtres pour faire constater sa guérison. L'écrit pseudo-augusti-
nien De vera et falsa poenitentia (P. L., 40, 1113-1130), qui date sans
doute du début du xre siècle, a beaucoup fait pour orienter en ce sens
la théologie du XIIe siècle, qui est l'âge d'or de ces discussions (voir
F. Russo, Pénitence et excommunication, dans R. S. R., 33 (1946),
p. 257-279, 431-461; P. ANCIAUX, La Théol. du sacrement de Pénitence
au XIIe siècle, Louvain, 1949). Mais l'usage de l'analogie ou du type
est antérieur au De vera et f. poen.
Cas de Lazare: Jésus le ressuscite, mais on doit lui enlever ses bande-
lettes. Cf. déjà ORIGÈNE, Com. in Joan, 28 (P. G., 14, 693); S. AMBROISE,
En in Ps. 1, 55 (P. L., 14, 951); De poenit., 2, 7 (16, 511); S. AUGUSTIN,
Sermo, 67, 1, 2 (38, 434); 98, 6 (594); In Joan, tr. XLIX, 24 (35, 1756);
pour le XIIe siècle, mêmes réf. que supra.
46. Prospects of the Anglican Church, 1839, cité dans H. BREMOND,
Newman, Paris, 1905, t. I, p. XXIX.
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