LA TRADITION ET LES TRADITIONS
(Adv. Praxean, 29, éd. KROYMANN, 285); « sufficiat Christum, filium
dei, mortuum dici, et hoc, quia ita scriptum est» (id. op., p. 274,
n. 4.
<<< Les apologistes présentent les Écritures de l'Ancien Testament
comme la source de toute vérité. Théophile d'Antioche exhorte
Autolycus à s'appliquer à la lecture des Écritures prophétiques...
Il les compare à des sources et à des fleuves de vérité et de vertu (...).
L'auteur de la Cohortatio ad Graecos... engage les Grecs à étudier les
histoires divines des prophètes afin d'y connaître la vraie religion :
c. 35, éd. OTTO, III, 112. (VAN DEN EYNDE, p. 119, résumant les pages
109-131).
«< Aux hérétiques qu'ils combattent, Irénée, Tertullien et Hippo-
lyte opposent les deux Testaments, révélations ou Écritures, comme
le seul critère de la vérité. Irénée nomme les évangiles écrits « les
colones de l'Église » (cit. de A. H., III, II, II; HARVEY, II, 46-47).
(...) Les Écritures, dit-il encore, sont «<divines » et «< parfaites »>,
attendu qu'elles furent dites par le Verbe de Dieu et son Esprit
(II, 41, 1; HARVEY, I, 349 = P. G., 7, 804; E. P., 203: A. H., II, 28, 2).
C'est ce qui fait leur aptitude à « démontrer » et à « confirmer la foi ».
Toutes les Écritures rendent témoignage à la prédication de l'Église.
L'Adversus harreses n'a pas d'autre but que de mettre ce point en
lumière » (en n. 5, cit. de nombr. textes: op. cit., p. 120).
TERTULLIEN présente « la foi comme inséparable de l'Écriture :
l'altération de l'une entraîne l'altération de l'autre, et le maintien
intact de la doctrine n'est pas possible sans l'intégrité des moyens ou
des sources qui servent à l'exposer (cit. de De Praescr., 38, 1-2, qui
contient, entre autres, ces mots : « Quod sumus, haec sunt Scrip-
turae ab initio; ex illis sumus »)... Ce passage exprime avec force
l'identité de la doctrine chrétienne avec l'enseignement, réel et total,
des Écritures » (p. 122-123). « La science chrétienne, si elle a quelque
problème à examiner, se dirigera d'après « les règles de Dieu » ou
<«<les lettres divines »; « car il vaut mieux ignorer quand Dieu n'a pas
révélé que de savoir par l'homme en s'appuyant sur ses conjectures >>
(De anima, 1, éd. REIFF, p. 300). (…..) En principe, Tertullien ne
connaît qu'une méthode : étayer le dogme chrétien de témoignages
scripturaires, discuter les textes mal interprétés par ses adversaires,
soumettre les points ambigus à ce qu'il appelle « la règle des Écri-
tures » (Adv. Marc., III, 17; KROYMANN, P. 404-405, etc.)» (p. 124).
« HIPPOLYTE DE ROME veut puiser aux Écritures divines comme à
une source sacrée (...) A l'exemple de Tertullien, il fait dépendre la
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