LE MOYEN AGE
traditam et per successores eorum inviolabiliter custoditam, reverenda
Nicaena Synodus CCCXVIII Patrum Spiritu Sancto sibi revelante
suscipiens redegit in symbolum » (Ep., 15; P. L., 69, 56). Comp. Liber
Diurnus, form. LXXIII et form. LXXXIV (éd. SICKEL, Vienne, 1889,
p. 70 et 95).
Au sujet de la doctrine de l'Assomption de Marie, d'abord méconnue,
puis niée : ABÉLARD, Sermo 26 in Ass. B. M. (P. L., 178, 543; de
GHELLINCK, R. S. R., p. 152, texte 12); GERSON, Sermo de Concep-
tione V. M. (Opera, IV, 589); ANTOINE DE CORDOUE, Opera, Venise,
1569, 149-150 (cité par C. DILLENSCHNEIDER, Le Sens de la foi,
Rome, 1954, p. 286).
Au sujet du dogme de la transsubstantiation. Ainsi OCCAM, Quodl. IV,
q. 35 (éd. Strasbourg, 1491) : « Hoc constat Ecclesiae per aliquam
revelationem, ut suppono, et ideo sic determinavit » (De sacram. altaris,
c. 4, éd. P. BRUCE BIRCH, Burlington, 1930, p. 174): «Quamvis in
Scriptura canonica expresse tradatur quod corpus Christi realiter
convertitur vel transsubstantiatur, in canone Bibliae non invenitur
expressum. Sed hoc sanctis patribus creditur divinitus revleatum vel
auctoritatibus Bibliae diligenti et sollerti inquisitione probatum. »
Au sujet de la détermination selon laquelle un seul prêtre suffit pour
administrer l'onction des malades: ainsi PIERRE LE CHANTRE et ROBERT
DE COURÇON (H. WEISWEILER, Die letzte lung in der Frühscholas-
tik, dans Schol., 7 (1932), p. 334, et 335, n. 60 : « Credimus quod
divina inspiratione fuit revelatum Ecclesiae... »).
Au sujet de la détermination de la formule baptismale, GUY D'OR-
CHELLES (DE GHELLINK, R. S. R., p. 153, texte 16). Comp. S. THOMAS,
Sum. theol., IIIª, q. 66, a. 6, ad. 1 : « Ex speciali Christi revelatione,
apostoli... »
Au sujet du rite des Grecs célébrant l'eucharistie avec du pain levé,
GANDULPHE, JEAN LE TEUTONIQUE, HUGUCCIO, cités par DE GHEL-
LINCK, R. S. R., p. 154, textes 24-26.
Au sujet du jugement porté dans l'affaire des patriarches Ignace et
Photius, NICOLAS Ier, Epist. 46 à l'empereur Michel, 863, « Spiritu
Sancto revelante, venerandae synodo quae a nobis collecta est, claruit... »
(P. L., 119, 852 B.)
Au sujet du cas, évoqué plus haut, d'Innocent III reconnaissant la
possibilité, pour une femme mariée, d'entrer en religion : une pareille
décision suppose une « révélation » (ÉTIENNE LANGTON, dans DE GHEL-
LINCK, R. S. R., p. 154, texte 23). De même PIERRE LE CHANTRE s'en
prend à une décision portée par Alexandre III au sujet d'une difficulté
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