LE MOYEN AGE
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natus et decisus in Decretis et Decretalibus et codicibus conciliorum, iudi-
candus est ad Theologiam et S. Scripturam non minus pertinere quam
Symbolum Apostolorum; propterea non est spernendus tamquam humana
seu positiva constitutione fundatus. Et in hoc errant paene omnes hae-
retici... Dicunt omnes tales scripturas apocryphas esse vel falsas, nisi
ostendatur quod sint expresse in Scriptura Sacra. »
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Cette action de Dieu (du Saint-Esprit) s'opère dans l'Église. Mieux :
sans préjudice de libres initiatives de Dieu, — on leur fait alors une
place; il y a la lex Spiritus Sancti, qui peut mettre en échec la lex
canonum 27,- cette action perpétuelle du Saint-Esprit s'insère dans
les structures de l'Église : conciles, papauté, évêques, élections, etc.,
pour ne rien dire, une fois de plus, de l'ordre sacramentaire. C'est
pourquoi ce qui se fait ainsi dans l'Église est saint; cela doit être
considéré comme la volonté et l'acte de Dieu. Le Symbole de Nicée
est, selon S. ATHANASE, ¿ñµα toũ Kupíov (Ad Afros, 2; P. G.,
26, 1032; E. P., 792); de même pour S. CYRILLE D'ALEXANDRIE, pour
S. Léon, etc. (textes supra). Aux donatistes qui protestaient auprès
de lui contre la décision du concile d'Arles, CONSTANTIN répondait :
« Sacerdotum judicium ita debet haberi, ac si ipse Dominus residens
judicet » (MANSI, II, 478). Selon le concile d'Éphèse, Notre Seigneur
Jésus-Christ a, par le concile, exclu Nestorius de la dignité sacerdo-
tale (Actio I: MANSI, IV, 1211). Un concile de Meaux, tenu en 845,
dit de même : « Quidquid ordine ordinato a sacerdotibus in Ecclesia
operatur, per gratiam Spiritus Sancti ab illo operatur (suit une cita-
tion de Mt, 28, 20: Ego vobiscum sum...). » (MANSI, XIV, 813 D).
JEAN VIII déclare que les décrets du pape et des évêques sont portés
judicio Dei omnipotentis et que, leur désobéir, c'est désobéir à Dieu
même (Ep, 8 et Ep, 54; M. G. H., Epp., t. VII, p. 235, 1. 22 s.;
p. 308, 1. 3-4). De son côté, S. AGOBARD constate : « Receptum est non
aliud esse agere cuiquam adversus canones quam adversus Deum et
adversus eius universalem Ecclesiam » (Ep, c. 4; M. G. H., Epp.,
t. V, p. 167, 1. 29 s.). SOHм cite un texte de même portée, tiré de
ZONARAS, émule grec et contemporain de Gratien (cf. K. R., t. II,
p. 86, n. 40). On pourrait multiplier indéfiniment des énoncés de
même genre; on pourrait ajouter tant de textes des Pères : S. Ignace
d'Antioche, S. Cyprien, S. Augustin, etc. Vraiment, le sentiment de
l'Église ancienne s'exprimait bien dans la formule où P. Nautin voit
la teneur primitive de la profession de foi baptismale : « Je crois au
Saint-Esprit dans la sainte Église. >>
Dieu œuvre dans l'Église et donc, ce qui s'accomplit légitimement
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