NOTES DU CHAPITRE III, SECTION A
1. Pour l'ensemble, cf. FR. KROPATSCHECK, Das Schriftprinzip der
lutherischen Kirche... I. Die Vorgeschichte. Das Erbe des Mittelalters,
Leipzig, 1904; J. BEUMER. Das katholische Schriftprinzip in der theolo-
gischen Literatur der Scholastik bis zur Reformation, dans Schol., 16
(1941), p. 24-52; P. DE VOOGHT, Les Sources de la doctrine chrétienne
d'après les théologiens du XIVe siècle et du début du xve, Paris, 1954;
G. H. TAVARD, Holy Writ or Holy Church..., Londres, 1959, p. 12-66;
Y.-M.-J. CONGAR, Traditio und Sacra doctrina bei Thomas v. Aquin,
dans Kirche und Ueberlieferung. Festgabe J. R. Geselmann, hrsg v. H.
FRIES u. J. BETZ, Feiburg, 1960, p. 170-210.
2. Quelques exemples dans KROPATSCHECK, p. 7. Ajoutons : Jéru-
salem, centre géographique du monde, parce que « operatus est salu-
tem in medio terrae » (Ps. 72, 12); usage abondant des verges dans
l'éducation des enfants, avec référence aux nombreux versets bibliques
qui le recommandent; règle monastique de ne pas cracher ou dégager
ses narines devant soi au chœur, parce que « in conspectu angelorum
psallam tibi » (Ps. 127, 1); congrégations cléricales limitées à 12 ou
à 72 membres, à cause du nombre des apôtres ou des disciples; rite de
la « sedes stercoraria » lors du couronnement du pape, parce qu'il est
écrit : « et de stercore erigit pauperem » (Ps. 112, 7), etc. Il serait inté-
ressant d'étudier en quelle mesure et comment le moyen âge était,
ou n'était pas, fondamentaliste.
3. Point souvent exprimé, en particulier au XIVe siècle (« ...vel bona
consequentia »); il est expressément professé par l'auteur qui, au début
du XIIe siècle, composa le De Assumptione B. Mariae Virginis, répandu
sous le nom de S. Augustin: c. 1 (P. L., 40, 1143-1144). L'auteur ne se
réclame pas de la « tradition », mais d'une invention du « mysticus
intellectus » au-delà de la « sola littera », par la « ratio » (chrétienne).
4. Exemples les plus fréquents: le Filioque, l'institution de certains
sacrements (confirmation, onction des malades).
5. C'est l'explication proposée par G. GEENEN, The Place of Tradi-
tion in the Theology of St Thomas, dans The Thomist, 15 (1952), p. 110-
135.
6. Cf. S. BERNARD, au sujet d'une fête de l'Immaculée Conception
non appuyée antiqua traditione: Epist., 174, I (P. L., 182, 333 A).
7. INNOCENT III, lettre Cum Marthae, passée dans les Décrétales,
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