LE MOYEN AGE
servat christianae religionis institutio, ac non multa fecerint et insti-
tuerint apostoli eorumque successores, que in evangelio non reperiun-
tur, cum veritas dicat... (Jn, 16, 12-13.) » R. MANSELLI, Il monacho
Enrico e la sua eresia, dans Bull. dell'Ist. storico ital., 65 (1953), p. 1-63
(p. 51, Manselli doute que le traité dont ce texte est tiré, soit de Guil-
laume de Saint-Thierry, comme l'a proposé M. Esposito). PIERRE LE
VÉNÉRABLE argumentait, contre Pierre de Bruys, sur la base de la
continuité entre l'Église et les apôtres ou le Christ, et il esquissait une
application aux traditions, Patrum traditiones (Contra Petrobrusianos;
P. L., 189, 738-739). ALEXANDRE III avait conditionné l'autorisation de
prêcher accordée d'abord à Valdès, s'il était invité à le faire par les
prêtres, par une promesse de suivre les quatre docteurs, Ambroise,
Augustin, Grégoire et Jérôme (MONETA DE CRÉMONE, Summa adv.
Catharos et Valdenses, lib. V, c. 1, éd. RICCHINI, p. 402).
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43. C'est ce que montrent bien DE VOOGHT, op. cit., ch. VIII, p. 168 s.
et IX, p. 218 s.; avec quelques réserves, TAVARD, op. cit., p. 40 s.
(Wyclif), 48-49 (Huss). Huss présente comme un mensonge la thèse,
qu'on lui a imputée, d'une pure Scriptura sola (De Ecclesia, c. 16,
éd. THOMSON, Cambridge (Mass.), 1956, p. 131 s.).
44. Cela ressort des textes cités par KROPATSCHECK, p. 326-359 pour
Wyclif, p. 70 s., 378-381 pour Hust. Huss réclamait qu'on n'annihilât
point le contenu de l'Écriture par une interprétation humaine ou par
l'autorité formelle et inconditionnée du pape. Cependant, son De per-
nicie traditionum humanarum (dans Historia et Monumenta Joannis Hus
atque Hieronymi Pragensis..., Nuremberg, 1715; texte vieil allemand
réédité par C. V. KUGELGEN, Leipzig, 1905: Von Schedligkeit der mens-
chensatzungen oder Tradition) est aussi radicalement négatif que faible.
45. Supra, n. 13; DE VOOGHT, op. cit., p. 185 s.
46. Cf. DE VOOGHT, op. cit., p. 200 s.; art des R. S. R. cité supra
(n. 7), p. 547; TAVARD, op. cit., p. 42-43.
47. Doctrinale antiquitatum fidei Ecclesiae catholicae (éd. Venise,
1571; 1757 cf. TAVARD, p. 56-59). Il admet une tradition, même dog-
matique, transmise oralement par succession. Tel texte semble rap-
porter cette tradition à l'interprétation de l'Écriture : « Cum manda-
rent (apostoli) fidelibus observare Scripturas canonicas, mandabant
eis cum iis observare sermones suos vivos et traditiones, quas scribere
non vacabat. Sed viva voce alter alteri et senior traderet iuniori, qui
semper ad verum intellectum ducerent Scripturae » (p. I, lib. 2, c. 23).
48. Fait bien analysé par DE VOOGHT (art. cité supra, n. 7) et par
TAVARD.
49. In Sent., prol., a. 10, q. 1 (TAVARD, p. 23).
50. Summa, q. 5, a. 1, éd. DE VOOGHT, op. cit., p. 356 s.
51. Contra epist. Manichaei quam vocant Fundamenti, I, 4, 5 (P. L., 42,
175). On pourrait écrire toute cette histoire en suivant le sort de ce
texte à travers les différents auteurs. Il a joué souvent un rôle malen-
contreux.
52. Questio de magisterio infallibili Romani Pontificis (Opusc. et Tex-
tus, 2), éd. XIBERTA, Munster, 1926.
53. Epistola ad novos Hebraeos, éd. TSCHACKERT, Gotha, 1877, p. 11;
P. 7, 27 s.
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