LE MOYEN AGE
n. 38 et 39. Vers la fin du xve s., un Dominicain autrichien se demandait
« Utrum magis sit assentiendum vel Ecclesie vel Sacre Scripture? »;
en bon thomiste, il répondait par le principe de la souveraineté de
l'Écriture (cf. M. GRABMANN, Der Kommentar eines Wiener Dominika-
nertheologen aus dem 15. Jahrh. zur Summa contra gentiles (Cod. lat.
3784 d. Wiener Nationalbibl.), dans Mittelalterliches Geistesleben,
Munich, 1956, t. III, p. 433-448.
60. Ainsi disent Gerson, Jean Courtecuisse, Pierre d'Ailly. Cf.
TAVARD, op. cit., p. 52 s., 53, n. 55.
NOTES DU CHAPITRE III, SECTION B
1. EUSTATHE, Epist. de duabus naturis (v. 530); P. G., 86, 940 A.
2. JUSTINIEN, Novelle VI, 10 mars 535: Corpus Juris civ., éd. SCHOELL-
KROLL, III, 35 s. (Berlin, 1895).
3. MANSI, XI, 233 (grec) ou 234 (latin).
4. « Celui qui ne croit pas conformément à la tradition de l'Église
catholique, est sans foi. » De fide orth., IV, 10 (P. G., 94, 1128). Comp.
Orat. II de cultu imag., 16: « Je ne reconnais pas aux décrets impériaux
le droit de régenter l'Église. L'Église a sa loi dans les traditions des
Pères, écrites et non écrites » (P. G., 94, 1304).
5. Antirrheticus III (contre Constantin Copronyme), n. 7; P. G.,
100, 385 CD.
6. Actio VII (MANSI, XIII, 378; D 302).
7. Actio VIII (MANSI, Col. 415; D 308).
8. Cf. S. SALAVILLE, La Fête du concile de Chalcédoine dans le rite
byzantin, dans Das Konzil von Chalkedon..., hrsg v. A. GRILLMEIER
u. H. BACHT, Würzburg, 1953, t. II, p. 677-695; C. KOROLEVSKI,
Les Souvenirs du concile de Nicée dans les Églises byzantines, dans Stou
dion, 2 (1925), p. 70-77; PL. DE MEESTER, Il concilio di Nicea nella liturgia
e nell'iconografia dell'Oriente cristiano, dans Bolletino per la Commemo-
razione del XVI. centenario del concilio di Nicea, n. 4 (1925), p. 128-
132. La liturgie grecque connaît aussi une fête du VIIe concile (deuxième
de Nicée: 787).
9. « L'Église byzantine a voulu représenter la suppression de l'ico-
noclasme comme une victoire générale de l'Orthodoxie. Il faudrait
ajouter comme une victoire définitive de la vraie foi. C'est ce que
confirment les témoignages des contemporains tels que Photius :
depuis la victoire sur les iconoclastes et forte des décisions des sept
conciles œcuméniques, l'Église est en possession de la plénitude de la
connaissance de la foi orthodoxe. On ne peut ni y ajouter quoi que ce
soit, ni y retrancher quoi que ce soit, sans altérer sa perfection, harmo-
nieuse comme un beau visage. » A. GRABAR, L'Iconoclasme byzantin.
Dossier_archéologique, Paris, 1957, p. 204.
10. P. G., 130, 24.
11. Cf. G. JOUASSARD, De quelques conséquences et particularités qu'a
entraînées en patristique grecque l'adoption du genre Florilège pour traiter
l'argument de tradition, dans Problemi scelti di Teologia contemporanea
(Anal. Gregor., 68), Rome, 1954, p. 17-25.
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