LA PROTESTATION DE LA RÉFORME
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Ref., I, 562, 5; comp. II, 448, 22, cité par J. V. M. POLLET, art Zwin-
glianisme, dans D. T. C., XV, 3767). Bientôt, les textes en langue vul-
gaire sont venus (ibid.). Aussi Zwingli écrivait, en 1524 : « Les fidèles
n'interrogent plus leurs curés et les gardiens de vaches et d'oies en
savent plus long que les théologiens romains; la maison de chaque
paysan est une école, où l'on peut lire l'Ancien et le Nouveau Testa-
ment » (Corpus Ref., III, 463, 3, cité col. 3768).
5. Pour ce qui suit, on pourra consulter H. PREUSS, Die Entwicklung
des Schriftprinzips bei Luther bis zur Leipziger Disputation, Leipzig, 1901;
O. SCHEEL, Luthers Stellung zur hl. Schrift, Tubingue, 1902; P. POL-
MAN, L'Élément historique dans la controverse religieuse du XVIe siècle,
Gambloux, 1932; L. CRISTIANI, art. Réforme, dans D. T. C., t. XIII,
1937, col. 2039-2047 (avec les limites et les défauts du genre polé-
mique); R. STUPPERICH, Schriftverständnis u. Kirchenlehre bei Butzer u.
Gropper, dans Jahrbuch f. westfäl. Kirchengesch., 1950, p. 100-128;
J. BAKHUIZEN VAN DEN BRINK, Traditio in de Reformatie en het katho-
licisme in de XVIe eeuw., Amsterdam, 1952; P. Y. EMERY, La Réforme
du XVIe siècle et les conciles œcuméniques, dans L'Église et les Eglises,
Chévetogne, 1955, t. 2, p. 263-281; L. SMITS, S. Augustin dans l'œuvre
de Jean Calvin. I. Et. de critique littér., Assen-Louvain-Paris, 1956;
J. K. REID, The authority of Scripture. A Study of the Reformation and
Post-Reformation Understanding of the Bible, Londres, 1957; A. SPERL,
Zur Geschichte des Begriffes Tradition in der evangelischen Theologie,
dans Das Wort in Geschichte u. Gegenwart. Theol. Aufsätze v. Mitar-
beitern an der Augustana-Hochschule in Neuendettelsau, hrsg v. W. AN-
DERSEN, Munich, 1957, P. 147-159; G. TAVARD, Holy Writ or Holy
Church, Londres, 1959, p. 80-97 (Luther) et 98-110 (Calvin); A. SPERL,
Melanchthon zwischen Humanismus und Reformation. Eine Untersuchung
über den Wandel des Traditionsverständnisses bei Melanchthon und die
damit zusammenhängenden Grundfragen seiner Theologie (Forschungen
zur Geschichte und Lehre des Protestantismus, Reihe X, Band XV),
Munich, 1959; M. REVEILLAUD, L'Autorité de la tradition chez Calvin,
dans Revue réformée, 34 (1959), p. 25-44; F. J. TAYLOR, Scripture and
Tradition in the Anglican Reformation, dans Scripture and Tradition,
ed. by F. W. DILLISTONE, Londres, 1955, p. 55-107.
6. Exemple cette glose marginale sur les Sentences de Pierre Lom-
bard (1509-1510): « Ego autem, licet multi inclyti doctores sentiunt,
tamen quia non habent pro se scripturam sed solum humanas rationes,
et ego in ista opinione habeo scripturam... » (Weimar, IX, 46.)
7. Ainsi dès sa comparution devant le cardinal Cajetan, légat (Augs-
bourg, oct. 1518) (Weimar, II, 18 s.). C'est Eck qui, à la Dispute de
Leipzig (1519), contraint Luther à formuler les implications princi-
pielles de ses positions: il n'est obligatoire de tenir que ce qui est pro-
posé dans l'Écriture ou par une révélation manifeste (Disputatio...
Lipsiae habita, W., t. II, p. 279, 303; Resolutiones super propositionibus
Lipsiae disputatis, ibid., p. 399, 404, 415. Cf. POLMAN, op. cit., p. 14 s.)
La Dispute de Leipzig a été décisive également pour Mélanchton,
A. SPERL, op. cit., p. 73 s. Voir ensuite LUTHER, Von den neuen Eckischen
Bullen u. Lügen, 1520, W., t. VI, 586; De captivitate Babylonica, 1520,
W., t. VI, p. 540, 550, 560, 570-571 (à propos du nombre des sacre-
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