LA PROTESTATION DE LA RÉFORME
déclarent reconnaître l'Écriture comme seule règle de foi : Formule
de concorde, n. 1 (Die Bekenntnisschriften d. evang.-luther. Kirche,
Göttingen, 1952, p. 767); Conf. de foi dite de La Rochelle, 1559, art. 5
(E. K. MÜLLER, op. cit., p. 222). Comparer le sixième des XXXIX articles
anglicans.
13. Ces aspects proprement ecclésiologiques de l'option fondamen-
tale des Réformateurs ne sont pas encore parfaitement élucidés. Voir
W. WAGNER, Die Kirche als Corpus Christi mysticum beim jungen Luther,
dans Z. K. T., 61 (1937), p. 29-98; CONGAR, Vraie et Fausse Réforme
dans l'Église, Paris, 1950, toute la troisième partie (logique d'ecclésio-
logie associationniste). Luther applique à l'Église comme telle le statut
qui est, pour lui, celui de chaque fidèle individuel : « Simul justus et
peccator »; n'est-ce pas méconnaître l'Église comme mystère transper-
sonnel, comme réalité de type sacramentel?
14. Jésus-Christ, contenu de l'Écriture; Jésus-Christ en moi, Jésus-
Christ mon salut (ma justice) comme principe d'interprétation objec-
tive de l'Écriture: texte typique de Luther, W., XL/1, p. 458-459; cf.
A. HUMBERT, Orig. de la théol. mod., dern. chap.; H. STROHL, La Pensée
de la Réforme, p. 63; K. HOLL, Luthers Bedeutung für den Fortschritt
des Auslegungskunst (1920), dans Ges. Aufsätze, t. I, p. 544-582, surtout
p. 560 s.- Le Saint-Esprit, son témoignage intérieur, principe sub-
jectif d'intelligence: O. SCHEEL, op. cit., p. 34 s.; K. HOLL, op. cit.,
p. 292 s., 431 S., 555 s.; J. PANNIER, Le Témoignage du Saint-Esprit,
Paris, 1893; B. B. WARFIELD, Calvin and Calvinism., Londres, 1931,
P. 29-130; TH. PREISS, Le Témoignage intér. du Saint-Esprit, dans
Etudes théol. et relig., 1943, p. 148-134 (et en plaquette, Neufchâtel-
Paris, 1946); M. NEESER, Raison, révélation et témoignage du Saint-Esprit
dans la tradition protestante, dans Rev. de théol. et de philos., 1943,
p. 129-144.
15. Cf. P. Y. EMERY cité supra (n. 5); LUTHER, Von den Konziliis u.
Kirchen, 1539, W., L, p. 524 s., 546, 606; CALVIN, Inst., IV, IX, 8
(C. R., Opera Calvini, t. II, 862, texte latin; IV, 749, texte fr.). Cf.
Confessio Gallicana de 1559, a. 6; Confession helvétique postérieure, 1566,
a. XI, fin.
16. C'est à ce sujet que Luther, écrivant à Mélanchton, le 13 jan-
vier 1522, attribue une valeur à la « concors totius orbis confessio» et
ajoute : « Quod ergo non est contra Scripturam, pro Scriptura est, et
Scriptura pro eo. » Un principe qui pourrait aller loin... (W., Briefwech-
sel, t. II, p. 426, 1. 21 et 427, 107-108.)
17. Voir POLMAN, op. cit., p. 45 s. (Zwingli), 34 (Mélanchton), 72
et 74 s. (Calvin, et cf. SMITS, cité supra, n. 5), 126 (Théodore de Béze).
Pour Luther, cf. p. 22 s. Pour Mélanchton, A. SPERL, op. cit., p. 171 8.,
183.
18. Cf. POLMAN, op. cit., p. 270 s., 312 s., 539, 543 (l'usage des Pères,
surtout polémique, était très limité et très surveillé, s'agissant de la
prédication).
19. POLMAN, op. cit., p. 248 s.
20. POLMAN, op. cit., p. 272 s.
21. Calvin écrit dans sa Responsio ad Sadoleti epistolam, 1539 :
« Nihil aliud conari quam ut instauretur aliquando vetusta illa Eccle-
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