LA PROTESTATION DE LA RÉFORME
ther verbrannt sind, 1520, W., t. VIII, p. 175; Von den Schlüsseln, 1530
(XXX/2, p. 489); Vorrede zu J. Kymäus, Ein alt_christlich Konzilium,
1537 (L, P. 47); préface à l'édition annotée par Luther du Consilium
des cardinaux à Paul III, 1538 (L, p. 289). Notons que le texte de la
décrétale (C. 17, c. IX, q. 3, FRIEDBERG, Col. 611), qui remonte en
substance au pape Gélase, revendique les privilèges souverains de la
Prima Sedes, mais il n'y est pas question de l'Écriture, encore moins
de ce que Luther y lisait. Catharin avait bien repris le réformateur sur
ce point (Excusatio..., 4ª pars, c. 29 s., dans ROCABERTI, Bibl. Max.
Pontif., t. III, p. 299 s.), mais Luther n'était pas homme à tenir compte
de pareilles corrections.
>>
27. Ce que Luther lui-même disait, que le pape n'a pas le pouvoir
de << novos condere articulos fidei, sed secundum conditos judicare
(Dispute de Leipzig, 1519, W., t. II, 279), était une affirmation tradi-
tionnelle. Cf. l'Excursus, infra, p. 271 s.
28. Voir Le Saint-Esprit et le Corps apostolique, réalisateurs de
l'œuvre du Christ, dans Esquisses du mystère de l'Église, Paris, 2e éd.,
1953, p. 129-179; Dogme christologique et Ecclésiologie. Vérité et limites
d'un parallèle, dans Das Konzil von Chalkedon. Geschichte u. Gegenwart,
Wurtzbourg, 1954, t. III, p. 239-268.
29. C'est à cela que reviennent, nous semble-t-il, certains exposés
récents et pénétrants tels que, du côté catholique, TH. SARTORY, Die
ökumenische Bewegung u. die Einheit der Kirche, Meitingen, 1955,
p. 194 s.; du côté protestant, G. EBELING, Die Bedeutung der historisch-
kritischen Methode für die protestantische Theologie u. Kirche, dans
Zeitsch. f. Theol. u. Kirche, 47 (1950), P. 1-46; par un certain biais,
F. HUBNER, Die Prinzipien der römischen Lehre von der Kirche, dans
Viva Vox Evangelii. Festschrift f. H. Meiser, Munich, 1951, p. 348-
355; M. THURIAN, Mariology. (d) Reformed, dans Ways of Worship.
The Report of a Theol. Commission of Faith and Order, ed. by P. EDWALL,
E. HAGMAN, W. D. MAXWELL, Londres, 1951, p. 289-323; R. MEHL,
Du catholicisme romain. Approche et Interprétation (Cahiers théol., 40),
Neuchâtel et Paris, 1957; H. BRUSTON, Point de vue protestant, dans
Lumière et Vie, nº 40 (déc. 1958), p. 4-18.
30. Nous nous exprimons en cathégories occidentales, et même soo-
lastiques. Mais la même position foncière s'exprime, dans la tradition
orientale, d'une manière différente, sérieusement différente,
l'unité est encore plus affirmée.
A
où
31. La réflexion chrétienne contemporaine a de nouveau compris et
souligné l'union entre Création, d'un côté, Révélation, Incarnation et
Rédemption, de l'autre. Voir, par exemple, en dehors du monde catho-
lique occidental ou oriental, anglicans: W. S. BoYCOOT, Creation and
Christology, Theology, 52 (1949), p. 443-448; Creation and the Church,
ibid., 53 (1950), p. 455-460; H. P. OWEN, Creation and Incarnation.
Some further Thoughts, ibid., 54 (1951), p. 411-416; L. S. THORNTON,
Revelation and the Modern World (The Form of the Servant), 2 vol.,
Westminster, 1950 s.; The Dominion of Christ, Westminster, 1952;
J. MARSH, The Fullness of Time, London, 1952, ch. 5; A. D. GAL-
LOWAY, The Cosmic Christ, London, 1951. Congrégationalistes :
C. H. DODD, God and the Law, 1952. Luthériens: J. JEREMIAS
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