LA TRADITION ET LES TRADITIONS
Jesus als Weltvollender, Gütersloh, 1930; M. GOGUEL, Le Caractère et le
rôle de l'élément cosmologique dans la sotériologie paulinienne, R. H. P. R.,
15 (1935), P. 335-359; W. STÄHLIN, Das Heil der Welt, dans Schriften d.
Theol. Konvents Augsburg. Bekenntnisse, nº 3, Berlin-Spandau, 1951,
P. 5-26; G. WEHRUNG, Welt und Reich, Stuttgart, 1952. Calviniste:
W. A. VISSER'T HOOFT, La Royauté de Jésus-Christ, Genève, 1948.
Et cf. encore J. PH. RAMSEYER, Signification de la création, Verbum Caro,
6 (1952), p. 97-107.
32. Voir Vraie et Fausse Réforme dans l'Église, Paris, 1950, p. 499 s.
33. H. ASMUSSEN, Die Kirche und das Amt, Munich, 1939, p. 139,
161. Comp. M. CARREZ, Le Principe scripturaire et l'exégèse actuelle, dans
Foi et Vie, mars 1959, p. 5-24 (p. 6).
34. Primauté de Pierre dans la perspective catholique et dans la perspec-
tive protestante, Paris, 1953.
35. Cf. Das Reformatorische Christentum in Phänomenologischer
Betrachtung, Einsiedeln-Köln, 1956, p. 259: « Der Hauptunterschied
liegt gerade darin, dass die Offenbarung für die reformatorischen Chris-
ten im Hier und Jetzt den Charakter einer Wortoffenbarung hat, für
die katholischen Christen hingegen, der einer Wirklichkeitsoffenba-
rung.» Voir, du même, The Christian Dilemma. Catholic Church
Reformation, trad. angl., Londres, 1952, ch. 4; en néerlandais, Woor-
dopenbaring en Werkelijkheidsopenbaring, Nimègue.
36. Voir Retour à la sainte Eglise, trad. fr., Paris, 1911, p. 17 S., 42
(« Église de réflexion ») ou, dans la préface de G. GOYAU, p. XII-XIV.
Dans La Marque du véritable anneau, trad. fr., Paris, 1912, von Ruville
montre l'orgueil prendre, dès la tentation et la chute, la voie de la
science, et, en même temps, dès la chute, détruire la véritable voie de
la connaissance religieuse, qui est la transmission d'une révélation, de
père en fils (selon le modèle de la sainte Trinité), et donc l'acceptation
de cette transmission dans l'humilité. Dès lors, la marque de la véri-
table Église, c'est l'humilité, l'acceptation, la tradition. Ruville, qui
écrit à l'époque de l'hégémonie des grands critiques de la Science protes-
tante allemande, reproche au protestantisme d'être une science, non une
religion (p. 226 s.) : il n'a pas la vie, il n'est pas en communion vivante
avec le monde surnaturel, mais s'y essaie seulement par la voie de la
science (p. 213 s.), d'où son incompréhension de la Vierge Marie
(p. 159 s., 172) et son opposition au thème Christus in Ecclesia (p. 205 s.).
Nous pensons que l'évolution du protestantisme depuis les années
1925-1930 imposerait de nuancer substantiellement ce jugement. Celui-
ci, cependant, demeure intéressant comme diagnostic d'une maladie
dont la Réforme s'est révélée porter le germe.
G
37. De Genève à Rome, Paris, 1895, p. 197. Rappelons aussi le
passage où NEWMANN reproche au protestantisme d'avoir mis la foi à
la place du Christ (Lectures ou Justification, lect. XIII, § 5, p. 324 s.),
ce n'est certainement pas vrai pour ce qui concerne personnellement
Luther, mais ses successeurs ont-ils gardé son réalisme chrétien?
38. Ainsi J. GUITTON, Difficultés de croire, Paris, 1948, p. 230 s.;
L'Eglise et l'Evangile, Paris, 1959, p. 328-365; J. HESSEN, Luther in
katholischer Sicht, Bonn, 1946, p. 39 s.; Platonismus u. Prophetismus...,
Munich, 1939, p. 178; J. HAMER, Protestantisme et Catholicisme, dans
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