LA PROTESTATION DE LA RÉFORME
Études et Recherches, no IX (Montréal-Ottawa, 1955), p. 21-36, cf. p. 34 s.
39. A. NYGREN conçoit ainsi l'histoire chrétienne comme une alter-
nance de synthèses et de réformes: Eros et Agapé, trad. fr., t. II, p. 15-17.
40. Le cas typique, au sens fort du mot, est celui de Marcion, pour
lequel la pensée protestante moderne a souvent manifesté de l'intérêt.
Mais l'attitude de Luther à l'égard de l'Épitre de Jacques, de l'Épître
aux Hébreux et de l'Apocalypse est aussi remarquable. Nygren trouve,
chez S. Jean, des éléments d'eros étrangers à la pureté du Nouveau
Testament. On a de même critiqué la « métaphysique » du prologue de
S. Jean, etc.
41. D'une façon, à vrai dire, plus littéraire et académique, sinon
même polémique, que réelle.
42. Pour cette histoire, cf. J. RANFT, Ursprung des kathol. Traditions-
prinzips, p. 30 s.
43. De usu Patrum ad ea definienda religionis capita quae sunt hodie
controversa, libri duo, Genève, 1631.
44. Cf. P. HAZARD, La Crise de la conscience européenne, Paris, 1935,
t. I, p. 264 s., t. III, p. 80 s.; O. CHADWICK, From Bossuet to Newman.
The Idea of Development, Cambridge, 1957, p. 49 s.
45. A. CALOV, Systema locorum theologicorum, Wittenberg, 1655;
J. GERHARD, Loci communes theologici, Hambourg, 1656.-Déjà, in
nuce, Luther, cf. supra, n. 7 et HOLL, op. cit. (supra, n. 12), p. 559;
ZWINGLI, Von der Gewissheit u. Klarheit des göttlichen Wortes, 1522.
46. La théologie protestante actuelle dénonce cette sorte d'enfonce-
ment de la Parole de Dieu dans le texte comme tel. Voir par exemple
H. RUCKERT, Schrift, Tradition, Kirche, Lunebourg, 1951 et, bien sûr,
K. BARTH avec sa réaffirmation de la primauté absolue de l'Acte de
Dieu.

