CONCILE DE TRENTE ET THÉOLOGIE
theol. de 1521: De Peccato. Vis peccati: Melanchtons Werke in Auswahl,
hrsg. v. R. STUPPERICH, t. II/1, p. 37.
59. Voir les textes des notes 43, 48, 49, 54 (2º texte), 55, et R. DRA-
GUET, L'Évolution des dogmes, dans Apologétique, Paris, 1937, p. 1174-
1175.
60. Eck, seconde manière, c'est-à-dire à partir de 1525, utilise l'idée
d'« Évangile écrit dans les cœurs », et l'attribution à l'Église de l'esprit
de prophétie, d'une façon qui aboutit à équiparer aux Écritures les
décisions des conciles et des papes, cf. TAVARD, op. cit., p. 118 s. Pour
COCHLEUS, ibid., p. 122-130. Pour JEAN MENSING, p. 152 : d'un côté,
les Pères font partie de la Sacra Scriptura, d'un autre côté, les pro-
phètes et les apôtres n'ont été que des membres du corps animé par le
Saint-Esprit. ALPHONSE DE CASTRO (id. op., p. 158) valorise l'unité de
l'Église dans le temps: celle qui vit aujourd'hui a entendu le Christ,
dans les apôtres, et elle garde la mémoire de ce qu'elle a entendu...
61. Cf. chap. précédent, n. 26; CRISTOFORO MARCELLO, De auctori-
tate Supremi Pontificis, 1520 (dans ROCABERTI, Bibl. Max Pont., t. VI,
p. 702; cf. TAVARD, op. cit., p. 136); NICOLAS HERBORN (TAVARD,
p. 166); JACQUES LATOMUS (p. 170) et, comme lui Lovaniste, JEAN
DRIEDO, op. cit. (supra, n. 49): l'Esprit, dit-il, agit toujours dans
l'Église, mais il n'a pas été donné également à tous, il ne l'est à per-
sonne comme il l'a été aux apôtres : « Proinde generale concilium
papae, cardinalium, episcoporum, doctorum, in scripturis propheticis
intelligendis et exponendis non est nunc tantae authoritatis quantae
fuerat alium apostolorum collegium, quamvis etiam nunc fieri non
possit ut generale concilium in quo residet totius ecclesiae consensus,
in fide et moribus ad salutem attinentibus perniciose fallatur » (fol. 58 C),
et cf. R. GUELLUY, art. cité (chap. précéd. n. 4), p. 71 s. Driedo fait
souvent la distinction entre l'Eglise actuelle et l'Eglise telle qu'elle était
quand elle comprenait les apôtres vivants: seule celle-ci avait autorité
pour révéler (cf. MURPHY, op. cit., p. 78 n. 13; 94 n. 56-58; 102 n. 10;
103 n. 12; 104 n. 16; 192 n. 51). FRANÇOIS DE VITORIA, se rattachant á
Driedo, écrivait : « Ecclesia (capiendo Ecclesiam pro congregatione
praesenti l'Église d'après la mort des apôtres) non habet potestatem
determinandi nisi ex scriptura..., habet suas regulas ex Scriptura sacra
et ex his quae derivata sunt ad nos ex apostolis et factis Christi >>
(Comm. in IIam [ae, q. I, a. 10, éd. BELTRAN DE HEREDIA, Salamanque,
1932, P. 55).
62. Voir supra l'opposition au pari pietatis affectu. Pierre Bertrano,
O. P., évêque de Fano, protestait, avec Jacques Nacchianti, O. P.,
évêque de Chioggia, et le général des Servites, contre le fait d'assimiler
aux Ecritures, inchangeables et absolues, des traditions, même d'ori-
gine apostolique, qui pouvaient être abolies et l'avaient de fait été
(C. T., I/1, p. 523); il remarquait de plus, dans la congrégation du
27 mars: toute vérité vient du Saint-Esprit, mais tout écrit ne contient
pas des vérités de même poids, tout n'est pas sur le même plan (C. T.,
I, p. 39).
63. «Dicet fortasse quispiam quod Ecclesia poterit veram Scripturae
intelligentiam habere absque traditionum iuvamine propter assisten-
tiam infallibilem quam habet Pontifex in definiendo res fidei, et quam
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