LA TRADITION ET LES TRADITIONS
7 déc. 1690: « Ubi quis invenerit doctrinam in Augustino clare funda-
tam, illam absolute potest tenere et docere, non respiciendo ad ullam
Pontificis bullam » (D 1320).
25. Préface historique et critique du XXIIIe vol. des Œuvres de...
Arnauld, p. XIX. Cf. AD. GITS, La Foi ecclésiastique aux faits dogmatiques
dans la Théologie moderne (Bibl. de la Rev. Hist. eccl., 21), Louvain,
1940, p. 112-113.
26. Cf. L'encyclique Mediator Dei, du 20-nov. 1947; A. A. S., 39
(1947), p. 543, 546.
27. Sur ce point, voir V. CONZEMIUS, Aspects ecclésiologiques de
l'évolution de Döllinger et du vieux-catholicisme, dans L'Ecclésiologie au
XIXe siècle (Colloque de la Faculté de Théol. cath. de Strasbourg),
Strasbourg et Paris, 1960.
28. « Il s'agit, dans la situation confuse actuelle de l'Église, d'une
pure question d'histoire qui, en conséquence, doit être traitée et décidée
uniquement avec les documents dont nous disposons, d'après les règles
reconnues de la critique pour les faits historiques. » Lettre à Mgr Scherr,
archevêque de Munich: Briefe u. Erklärungen von I. von Döllinger
über die Vatikanischen Dekrete, Munich, 1890, p. 88.
29. Remarque, en ce sens, de H. HEMMER, dans Rev. Hist. littér.
relig., 9 (1904), p. 281; de F. MOURRET, Le Concile du Vatican d'après
des documents inédits, Paris, 1931, p. 73; de K. ADAM, Le Vrai Visage du
catholicisme, Paris, 1931, p. 180; de CL. LIALINE, Vieux-Catholiques et
orthodoxes en quête d'une union depuis trois quarts de siècle, dans Istina,
5 (1958), p. 22-56; de J. R. GEISELMANN, dans Die mündliche Ueberliefe-
rung, p. 185. Cf. aussi notre notice Döllinger, dans Catholicisme, t. III,
col. 972-974.
30. PETAU, De la pénitence publique et de la préparation à la commu-
nion, 1644; MORIN, Commentarius historicus de Disciplina in administra-
tione sacramenti paenitentiae, 1651, dans le Praefatio ad lectorem, il
écrit : « A Deo enim praeceptum nobis est Ecclesiam hodie loquentem
audire, non solum alterius aevi... Omnes haeretici volunt ecclesiam
audire mutam non loquentem, Doctores mortuos non vivos..., etc. »
(cité par CH. BAUMGARTNER, dans R. S. R., 41 (1953), P. 178).
31. Dans son Epistola XIII à Nicolas Gatin: Opera, t. V/2, p. 665-696.
32. Cette critique a été articulée surtout par Scheeben (cf. infra).
Pour Manning, le gallicanisme était un rationalisme (Lettre pastorale
de 1867, p. 41); par contre, la déclaration de l'infaillibilité pontificale,
qu'il s'attachait à promouvoir, serait « une victoire du dogme sur
l'histoire » (QUIRINUS (= Döllinger), Römische Briefe vom Konzil,
Munich, 1870, p. 61). Pie IX a réprouvé la notion vieille-catholique de
tradition dans une lettre adressée le 28 octobre 1870 aux évêques d'Alle-
magne réunis à Fulda : « Mendaciter jactant pro more omnium, qui
schismata et haereses unquam dissiminarunt, se antiquam fidem catho-
licam retinere, dum ipsum fundamentale principium catholicae fidei ac
doctrinae subvertunt. Licet namque profiteantur Scripturam et Tradi-
tionem fontes esse divinae Revelationis, magisterium tamen semper
vivens Ecclesiae ex Scriptura et Traditione manifestum atque divinitus
institutum sicut ad perpetuam custodiam, ita ad infallibilem explica-
tionem et declarationem dogmatum, quae in Scriptura vel Traditione
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