LA TRADITION ET LES TRADITIONS
G
« l'acte de transmission » : ce que nous appelons aujourd'hui la tradi-
tion active. Comp. Abelly, p. 108. Ce sont la mission et la capacité,
fondées dans l'institution et la promesse du Seigneur, qu'a le magistère
vivant, de notifier, déclarer et défendre la vérité révélée dans la trame
de l'histoire, qui sont le principe d'une théologie catholique des faits
dogmatiques. Voir M. L. GUÉRARD DES LAURIERS, Dimensions de la foi,
Paris, 1952, t. 2, p. 287-302, et notre notice Faits dogmat. et foi ecclésias-
tique, dans Catholicisme, t. IV, col. 1059-1067.
44. Bibliographie, très riche recueil de textes: Geist des Christen-
tums u. des Katholizismus. Ausgewählte Schriften katholischer Theologie
im Zeitalter des deutschen Idealismus u. der Romantik. hrsg. u. eingeleitet
v. J. R. GEISELMANN, Mayence, 1940. Une première édition de cet
ouvrage avait été préparée en 1937 et a été détruite par un incendie
(celle de 1940 l'a été en grande partie par un bombardement) : c'est
d'après la pagination de cette édition que le P. J. CHAILLET a donné
une précieuse analyse du recueil dans L'Esprit du christianisme et du
catholicisme, dans R. S. P. T., 26 (1937), p. 483-498, 713-726. -Études:
J. R. GEISELMANN, Die Glaubenswissenschaft der kathol. Tübinger Schule
u. ihre Grundlegung durch J. A. Möhler, dans T. Q., III (1930), p. 49-
117; Lebendiger Glaube aus geheiligter Ueberlieferung. Der Grundge-
danke der Theologie J. A. Möhlers u. d. kathol. Tübinger Schule, Mayence,
1942; art. cité supra, ch. V, n. 1; préface aux rééd. des œuvres de
Möhler (cf. infra, n. 49); J. RANFT, Der Ursprung..., 1931, p. 46 s.;
La Tradition vivante. Unité et développement, dans L'Eglise est une,
Paris, 1938, p. 102-126; J. CHAILLET, La Tradition vivante, dans
R. S. P. T., 27 (1938), p. 161-183.
45. Quelques titres et dates: en France, CHATEAUBRIAND, Le Génie
du christianisme, 1802; en Allemagne, A. NEANDER, Der hl. Bernhard u.
sein Zeitalter, 1813; J. GÖRRES, Christliche Mystik, 1831. Et cf. G. SALO-
MON, Das Mittelalter als Ideal in der Romantik, 1922.
46. Au cours d'une discussion avec le pasteur Göze d'Hambourg,
au sujet des fragments rationalistes (de Reimarus) qu'il avait publiés,
Lessing soutint que la « règle de foi » (au sens ancien et objectif) exis-
tait avant que les écrits du Nouveau Testament fussent reçus comme
Écriture ou même composés. «Non seulement cette règle de foi a suffi
aux premiers chrétiens qui vivaient du temps des apôtres, mais les
fidèles des quatre premiers siècles ont cru qu'elle suffisait pleinement
au christianisme. Elle est donc le roc sur lequel l'Église de Jésus-Christ
est bâtie, et non sur l'Écriture. Dans les quatre premiers siècles, les
Écritures du Nouveau Testament n'ont jamais servi à démontrer la
religion chrétienne, mais seulement à l'éclaircir et à la confirmer. Il est
impossible de prouver que les apôtres et les évangélistes aient composé
leurs écrits afin qu'on y puisât toute la religion chrétienne et toutes
les preuves qui l'établissent... » G. E. Lessing's nöthige Antwort auf eine
sehr unnöthige Frage des Hrn. Hauptpastor Goeze in Hamburg (1778),
avec une Erste Folge et des Zusätze consistant en textes des Pères. Nous
avons lu l'éd. CHR. GROSS, Lessing's Werke, 16. Theil, p. 213-218 et
219-225, puis Theil, 17, p. 170-182 (on comparera AD. HARNACK:
«Kanon war ursprünglich die Glaubensregel; die Schrift ist in Wahrheit
zwischeneingekommen », Dogmengesch., II, p. 87, n. 3). Voir K. ANER,
284
