TRADITION ET MAGISTÈRE
Die Theologie der Lessingzeit, Halle, 1929, p. 325 8.; J. RANFT, Der
Ursprung..., P. 43 s. - Il va de soi que Lessing ne peut être, tout au
plus, qu'un allié occasionnel, lointain et ambigu. Sa notion de tradition
ne coïncide que matériellement avec la nôtre, laquelle repose sur
l'absolu de la Révélation et du salut accomplis en Jésus-Christ et
communiqués par les apôtres.
47. Naissance de cette idée : J. GUITTON, La Philosophie de Newman.
Essai sur l'idée de développement, Paris, 1933, p. 121 8.; O. CHADWICK,
From Bossuet to Newman. The Idea of Doctrinal Development, Cambridge,
1957.
48. Seconde Instruction pastorale, ch. XIII. Fénelon emploie parfois
l'expression « la tradition littéraire ».
49. La pensée de Möhler sur la tradition a connu plusieurs étapes,
tout comme sa pensée ecclésiologique, avec laquelle elle s'identifie
presque. Nous ne pouvons évidemment entrer ici dans une analyse
historique détaillée, qui a été faite, méticuleusement, par J. R. Geisel-
mann. Il est cependant indispensable de distinguer l'exposé de Die
Einheit (1825) et celui de la Symbolik (1832, 5e éd. définitive, 1838).
Principaux textes: Die Einheit in der Kirche..., §§ 12, 16 et 28 (éd.
J. VIERNEISEL, Mayence, 1925; éd. J. R. GEISELMANN, Cologne-Olten,
1957, trad. fr. A. DE LILIENFELD, Paris, 1938); Symbolik, SS 38-42
(éd. J. R. GEISELMANN, Cologne-Olten, 1958).
50. Die Einheit, éd. VIERNEISEL, p. 324 (ajoute manuscrite de M.).
51. Die Einheit, SS 15, 17, n. 5.
52. Ajoute manuscrite à Die Einheit, § 16, n. 7, p. 43, non retenue
par Vierneisel. Cf. GEISELMANN, Lebendiger Glaube, p. 332.
53. §§ 37 et 38, 10º éd., 1921, p. 337 et 358 s.; éd. GEISELMANN,
p. 393 s., 402 s., 416.
54. Einheit, § 3; ED. VIERNEISEL, p. II, tr. fr., p. II. Comp. § 16
tr. fr., p. 49): «La tradition est l'expression du Saint-Esprit ani-
mant la communauté des fidèles, qui traverse les siècles, qui vit à chaque
moment, et qui s'est en même temps corporifiée. L'Ecriture sainte
est l'expression corporifiée du même Saint-Esprit au commencement
du christianisme.(...) L'Écriture est, sous ce rapport, le premier membre
de la tradition écrite. »
55. Cf. GEISELMANN, Lebendiger Glaube, p. 341 S., 496 s.
56. Voir § 4 (VIERN., p. 13, tr. fr., p. 12 s.); § 71 (p. 178, tr. fr.,
p. 228). Ce sens vrai du christianisme n'est pas une perception de
Î'intelligence seule : il engage toute la vie dans la communion. Cf. Einheit,
§ 4 (VIERN., P. 12, tr. fr., p. 12 s.); T. Q., 1825, p. 457-459.
57. Texte significatif : « L'Écriture seule et abstraction faite du sens
que nous y lisons n'est rien, sinon lettre morte. Seul le résultat de
l'exercice de nos facultés intellectuelles à son sujet est quelque chose... »
§ 16, tr. fr., p. 49-50.
58. Voir SS 12, 13 et 16, tr. fr., p. 36-43 et 49-53.
59. Voir notre Note sur l'évolution et l'interprétation de la pensée de
Möhler, dans R. S. P. T., 27 (1938), p. 205-212; J. R. GEISELMANN,
Les Aspects divers de l'unité et de l'amour, dans L'Eglise est une, p. 127-
193; Lebendiger Glaube, tout entier.
60. D 786 et 874 : Möhler cite ces deux passages, Symb., § 38
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