LA TRADITION ET LES TRADITIONS
(comp. GEISELMANN, dans Die mündl. Ueberlief., p. 197); comp. D 995,
1788, 1794, 1795, 1800, 1821, 1822, 1824, 1826, 1832, 1836, 1942.
61. «Partie d'un tout organique dont il est une cellule vivante, le
fidèle ne pense et ne veut qu'en communion avec l'esprit et le cœur de
tous »: 37 (éd. de 1921, p. 336; éd. GEISELMANN, p. 392).
62. § 38 GEISELMANN, p. 415-416).
63. Sur la théologie du développement chez Sailer et chez Möhler :
ST. LÖSCH, Möhler und die Lehre von der Entwicklung des Dogmas,
dans T. Q., 1917-1918, p. 28-59, 129-152; A. MINON, L'Attitude de
J. A. Möhler (1786-1838) dans la question du développement du dogme,
dans E. T. L., 16 (1939), p. 328-384; G. Voss, Johann Adam Möhler
and the Development of Dogma, dans Theol. Studies, 4(1943), p. 420-444.
64. Mais, en Allemagne, il existait, avant 1789, 18 centres universi-
taires catholiques; il n'y a plus que 5 facultés de théologie en 1815.
65. Jusqu'à sa mort en 1876, sauf deux brèves interruptions (1830-
1834; 1848-1851). Les Praelectiones theologicae (1842) ont connu 34 édi-
tions. Grégoire XVI en a favorisé la diffusion.
66. Thesis XI, p. 96 (nous citons la seconde éd., 1875).
67. Thesis XII.
68. Voir O. MÜLLER, cité n. 149. Newmann s'était plaint de ce que,
dans ses Praelectiones de 1842, Perrone ne mentionnât pas le consensus
fidelium dans les « lieux théologiques ». Dans son De immaculato
B. Mariae Virg. Conceptu, Rome, 1847, Perrone insiste, par contre, sur
le rôle de tout le corps des fidèles pour garder la tradition. Les déve-
loppements mariologiques ont, depuis un siècle, obligé les théologiens
à ne pas négliger ce point.
69. Dogmatik, SS 13, 15, 23.
70. Cf. Theses IV et V.
71. Sess. III, cap. 4 (D 1800); comp. nº 1798.
72. Cela ressort de D 1798, qui emploie deux fois le mot Ecclesia;
de Sess. III, cap. 3, nº 1792, « quae in Verbo Dei scripto vel tradito
continentur et ab Ecclesia sive sollemni iudicio sive... »; de Sess. IV,
cap. 4, nº 1836, où la garde et la déclaration du fidei depositum (confié
à l'Épouse du Christ : nº 1800) sont attribuées à la Sedes Apostolica,
aux Romani Pontifices. Comp. Léon XIII, enc. Satis cognitum du
29 juin 1896; D 1958. Il ne faudrait cependant pas étendre notre
remarque à la doctrine enseignée par le concile: elle reconnaît expressé-
ment l'infaillibilité de l'« Ecclesia ».
73. Vatican, sess. III, cap. 2, D 1787.
74. Lehrbuch der Fundamentaltheologie oder Apologetik, Freiburg,
1879, 2e éd., 1887, p. 639; 3º éd., 1913, p. 606 s.
75. Summa apologetica de Ecclesia catholica ad mentem S. Thomae Aq.,
Ratisbonne, 1892 : « Traditio nempe, cum sit verbum Dei non scrip-
tum, aeque et S. Scriptura est fons revelatae veritatis, remota regula
fidei. Per se igitur argumenta certa theologo praebet; sed quoniam
dubia oriri possunt, utrum traditiones sint authenticae, aut quis sit
verus illarum sensus, auctoritate ecclesiae opus est, per quam uti per
regulam proximam quantum ad nos, liqueat traditionum transmissio
integra verusque sensus » (p. 687) : le magistère ne fait pas la tradition,
il l'interprète de façon authentique.
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