LA TRADITION ET LES TRADITIONS
Billot et Deneffe (dont il lui arrive de reproduire telle faute de typo-
graphie).
97. Cf. supra, n. 87 et DENEFFE, op. cit., p. 120-121.
98. Ainsi les Pères : cf. supra, p. 108, n. 24; ainsi des théologiens du
XVIe siècle, MELCHIOR CANO (De locis, lib. III) et BELLARMIN (Iª Controv.
gen., lib. IV, c. 9).
99. On trouve souvent, chez les Pères, l'idée qu'il ne saurait y avoir
erreur là où toutes les Églises concordent, mais non sans doute, formel-
lement, celle qui verrait, dans l'accord sur la croyance comme tel, un
signe d'appartenance au révélé. Quelques références : TERTULLIEN, De
Praescr., 28 (P. L., 2, 40; E. P., 295); S. AUGUSTIN, C. Crescon., I, 33,
39 (P. L., 43, 466) et le Securus judicat Orbis terrarum VINCENT DE
LÉRINS, Comm., 2: << Sequemur autem universitatem hoc modo, si
hanc unam fidem veram esse fateamur, quam per totum orbem terra-
rum confitetur Ecclesia» (P. L., 50, 640).
La doctrine du Saint-Esprit, principe de la tradition et du magistère,
a été particulièrement développé par MANNING, The temporal Mission
of the Holy Ghost, 1865, trad. fr. J. GONDON, 1867.
100. Elle a été donnée comme justification par Pie IX pour le dogme
de 1854 Ineffabilis Deus (Acta Pi IX, t. I, p. 615) et pour celui de
1870: lettre Inter gravissimas du 28 oct. 1870 aux évêques allemands,
stigmatisant l'opposition vieille-catholique : « Quasi vero non is sit
ordo fidei a Redemptore nostro in sua Ecclesia institutus semperque
retentus, ut ipsa dogmatis definitio haberi debeat per se sola sufficiens,
certissima et omnibus fidelibus accomodata demonstratio, doctrinam
definitam contineri in deposito Revelationis scriptae vel traditae »
(Acta Pii IX, pars I, t. V, p. 260). PIE XII, encycl. Humani generis et
Constitution Munificentissimus : « Ce remarquable accord des évêques
et des fidèles catholiques... manifeste par lui-même et d'une façon tout à
fait certaine et exempte de toute erreur, que ce privilège est une vérité
révélée par Dieu et contenue dans le divin dépôt confié par le Christ
à son Épouse... » (A. A. S., 42 (1950), p. 756-757). Comp., pour le
concile de Trente, J. SALAVERRI, cité supra, p. 224, n. 1, p. 56 s.
IOI. Voir R. DRAGUET, Méthodes théolog. d'hier et d'aujourd'hui, dans
Rev. cathol. des idées et des faits, 14 févr. 1936, p. 13-17; L'Évolution
des dogmes, dans Apologétique, Paris, 1939, p. 1166-1192 (p. 1189 s.);
L. CHARLIER, Essai sur le problème théologique, Thuillies, 1938; A. GITS,
La Foi ecclésiast. aux faits dogmat., Louvain, 1940, p. 103. — Valable
et non valable de l'idée : CH. MOELLER, Tradition et Ecuménisme, dans
Irénikon, 25 (1952), p. 337-370.
102. Voir M. D. KOSTER, Volk Gottes im Wachsttum des Glaubens.
Himmelfahrt Mariens u. Glaubenssinn, Heidelberg, 1950, voir notre
compte rendu : R. S. P. T., 1951, p. 599 et surtout J. BEUMER, Glau-
benssinn der Kirche? dans Trierer Theol. Zeitsch., 61 (1952), p. 129-142;
C. BALIĆ, Il senso cristiano e il progresso del dogma, dans Gregorianum,
33 (1952), p. 106-134 (fasc. publ. en vol., avec la même pagina-
tion, sous le titre Lo Sviluppo del dogma secondo la dottrina cattolica);
CL. DILLENSCHNEIDER, Le Sens de la foi et le progrès dogmatique du
mystère marial, Rome, 1954.
103. Comp. J. BEUMER, art. cité, p. 139.
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