TRADITION ET MAGISTÈRE
104. L'expression se trouve, par exemple, chez CH. PESCH, S. J.
(Compendium Theologiae dogmaticae, t. I, nº 301), chez J. V. BAINVEL,
S. J. (op. cit., p. 56).
105. Sibi est fons : DIECKMANN, De Ecclesia, Freiburg, 1925, t. II,
n. 670; DENEFFE, op. cit., p. 147-148.
106. Image empruntée à DENEFFE, p. 120, qui rejette ce que nous
disons ici (!).
107. Cf. J. SALAVERRI, S. Theologiae Summa, I, Tract. III: De Eccle-
sia Christi, Madrid, 1950, n. 805-806; CH. BAUMGARTNER, Tradition et
Magistère, dans R. S. R., 41 (1953), p. 161-187 (auquel on se référera
pour la suite de ce paragraphe). Le cap. 9 du Schema de Ecclesia préparé
par le concile, mais non voté, disait : « Docemus atque declaramus dotem
infallibilitatis... collatam ad hoc esse, ut verbum Dei, sive id scriptum
sive traditum sit... asseratur et custodiatur, secundum illud Apostoli
mandatum: 0 Timothee, depositum custodi... » (1 Tm, 6, 20; 2 Tm, I,
13-14.)
108. C. Vat., sess. III: D 1781. Comp. Mgr GASSER, « innixi sacrae
Scripturae et traditioni» (MANSI, LII, 1220); « papa... eosdem habet
fontes quales habet ecclesia» (col. 1216). Selon Mgr Gasser, la regula
fidei est la tradition de l'Église saisie: 1º dans la prédication présente
unanime; 2º si celle-ci n'est pas unanime, dans la prédication unanime
du passé, dans les témoignages de la foi du passé : Écriture et saints
Pères. Cf. col. 1216-1217.
109. Bulle Ineffabilis : « Ecclesia, sedula depositorum apud se dogma-
tum custos» (Coll. Lacensis, t. VI, col. 839); lettre Inter gravissimas,
28 oct. 1870: « Scripturam et Traditiones fontes esse divinae revela-
tionis... ad custodiam... dogmatum quae in Scriptura vel Traditione
nobis transmissa sunt... dogmatum quae in fontibus revelationis conti-
nentur... » (Acta Pii IX, pars Iª, t. V, p. 259–260.)
«
IIO. Dogmatique, t. I, § 23, n. 337, trad. fr. p. 242, n. I.
III. Cf. R. AUBERT, Le Pontificat de Pie IX, Paris, 1952, p. 354;
C. BUTLER (The Vatican Council, Londre, 1930, t. II, p. 98) adopte la
forme: «< De témoin de la tradition, il n'y en a qu'un; c'est moi. » C'est
la version de Mgr Dupanloup. F. MOURRET, Le concile du Vatican
d'après des documents inédits, Paris, 1919, p. 299, avec la n. 1. On
trouve des récits tendancieux de l'incident, et aussi l'énoncé déformé :
L'Église, c'est moi!» (Jules CAMBON, Préface aux Souvenirs de la
princesse A. RADZIWILL, Paris, 1931, p. IX.) Cet énoncé se réfère
peut-être à un autre moment historique. Un journal religieux de Nîmes
avait écrit, en 1865, à propos du dogme de l'Immaculée-Conception :
<< Louis XIV avait prononcé ce mot célèbre : l'État, c'est moi. Pie IX
a fait plus il a dit en action, avec plus de raison que lui: L'Église,
c'est moi. » Cf. G. BAZIN, Vie de Mgr Maret, t. II, p. 356, cité par
R. AUBERT, op. cit., p. 301.
112. Leonis XIII Acta, 13 (1843), p. 326-327.
113. Allocution consistoriale du 17 avril 1907: « Pour ces hérétiques
modernes... dans la tradition, tout est relatif et sujet à des mutations
et, par suite, l'autorité des saints Pères est réduite à rien » (A. S. S.,
40 (1907), p. 268); « Eos laude dignos videri, qui, incolumi reverentia
erga Traditionem et Patres et ecclesiasticum magisterium... theologiam
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