LA TRADITION ET LES TRADITIONS
18
positivam...» (encycl. Pascendi, 7 sept. 1907; ibid., p. 640-661; non
dans D.); Serment antimoderniste: D 2145, 2147.
114. Decret Lamentabili, juillet 1907 : D 2004; 2005. Comp. 2021 et
2061.
115. A. A. S., 20 (1928), p. 12 et 14.
-
et custo-
116. Encycl. Humani generis, 12 août 1950: «Totum depositum
fidei Sacras nempe Litteras ac divinam « traditionem »
diendum et tueendum et interpretandum concredidit (Magisterio). (...)
Verum quoque est, theologis semper redeundum esse ad divinae reve-
lationis fontes eorum enim est indicare qua ratione ea quae a vivo
Magisterio docentur, in Sacris Litteris et in divina « traditione », sive
explicite, sive implicite inveniantur. Accedit quod uterque doctrinae
divinitus revelatae fons... (...) Una enim cum sacris eiusmodi fontibus
Deus Ecclesiae suae Magisterium vivum dedit, ad ea quoque illustranda
et enucleanda, quae in fidei deposito nonnisi obscure ac velut implicite
continentur... » (A. A. S., 42 (1950), p. 567, 568, 569.) Et voir CH. BAUM-
GARTNER, art. cité supra, n. 107. La Const. Munificentissimus du
rer nov. 1950, cite le concile du Vatican (D 1800 et 1836) disant que le
Saint-Esprit a été promis au magistère « ut, eo assistente, traditam per
Apostolos revelationem seu fidei depositum sancte custodirent et fide-
liter exponerent » (ibid., p. 756, 757); elle se réfère souvent au fidei
deposito (p. 755), deposito divino (p. 756), etc.
117. P. PARENTE, Nuove tendenze teologiche, article de tête de l'Osser-
vatore Romano des 9-10 févr. 1942. On sait que l'habitude a été prise,
sous le pontificat de Pie XII, qu'un membre de la « Suprême Congréga-
tion du Saint-Office » explique, dans un Éditorial de l'Osservatore
Romano, les motifs d'avertissements ou de sanctions formulés par ce
Dicastère. De nombreuses revues catholiques ont alors souligné expres-
sément ce point de doctrine dans l'article de Mgr Parente, aujourd'hui
Assesseur du Saint-Office. Cf. J. SALAVERRI, art. cité (supra, p. 224),
p. 51, référ. n. 91.
118. A titre d'exemples: MÖHLER, L'Unité dans l'Église..., § 12, trad.
A. DE LILIENFELD, p. 37; DE GROOT, avec la distinction thomiste de
in se et quantum ad nos (op. cit., 2º éd., 1892, p. 687); A. GARDEIL
(R. Thom., 14 (1906), p. 481); J. COPPENS, La Définibilité de l'Assomp-
tion, dans E. T. L., 23 (1947), p. 7 : « Du point de vue de la science
théologique, j'estime que le seul recours au magistère ne peut pas
suffire... »; CH. MOELLER, cité supra, n. 101; J. SALAVERRI, art. cité;
CH. BAUMGARTNER, art. cité (n. 102).
119. Le P. BAUMGARTNER a bien noté cela : « Sous le rapport de la
traditio activa, autre est le magistère apostolique, autre le magistère
post-apostolique. (...) L'enseignement des apôtres est la norme de la
prédication ecclésiastique. Faute de mettre suffisamment en relief la
dépendance du magistère par rapport aux apôtres, on s'expose à aligner
d'une manière univoque la traditio activa du dépôt de la foi sur la
traditio activa de la révélation... » (p. 176); « Si Franzelin donne beau-
coup de relief à la traditio activa, il ne distingue plus assez, semble-t-il,
entre la traditio activa des apôtres et la traditio activa de leurs succes-
seurs. Il y a chez lui une tendance très nette et sans doute un peu exces-
sive, à axer la théologie de la tradition sur la traditio activa du magistère
292
