LA TRADITION ET LES TRADITIONS
erreurs modernes « dans une fausse idée de la tradition catholique consi-
dérée comme un simple fait humain historique dont les témoignages
puissent et doivent être traités uniquement selon les mêmes règles et
critères que tous les autres monuments de l'antiquité ».
144. Cf. D 2096.
145. Comparer le texte du Serment antimoderniste, 1er sept. 1910,
D 2146 : « Damno et reicio eorum sententiam, qui dicunt christianum
hominem eruditiorem induere personam duplicem, aliam credentis,
aliam historici. (...) Sententiam praeterea illorum reicio, qui tenent,
doctori disciplinae historicae theologicae tradendae aut iis de rebus
scribenti seponendam prius esse opinionem ante conceptam sive de
supernaturali origine catholicae traditionis... » A rapprocher des pro-
positions 3 et 12 du décret Lamentabili, dans lequel le mot traditio ne
se trouve nulle part (D 2003, 2012), puis, parmi des documents plus
récents, de l'encyclique Humani generis, A. A. S., 42 (1950), p. 568-
569.
146. Newman avait critiqué l'historicisme de l'Histoire du christia-
nisme de Milman, dès le Tract 85. Voir aussi l'Essay on the Development,
ch. III et la lettre au duc de Norfolk: Difficulties felt by Anglicans,
t. II, p. 311-313. Newman insistait sur l'aspect de promesse et de pro-
phétie des textes scripturaires relatifs à l'Eglise.
147. Quelques références, au hasard J. V. BAINVEL, De Magisterio
vivo et Tradit., Paris, 1904, n. 66, p. 76 s.; K. ADAM, Le Vrai Visage
du catholicisme, p. 180-181, 280-281; H. RAHNER, Noch ein neues Dogma,
dans Orientierung, 13 (1949), p. 11; J. LEVIE, Les Limites de la preuve
d'Écriture sainte en théologie, dans N. R. T., 71 (1949), p. 1009-1029;
ID., Exégèse scripturaire et interprétation théologique, dans R. S. R., 39
(1951 Mél. Lebreton, I), p. 239 s.; Y.-M.-J. CONGAR, Vraie et Fausse
réforme dans l'Église, Paris, 1950, p. 529-531; PHILIPPE DE LA TRINITÉ,
Certitude de l'Assomption, dans Magie des extrêmes. Études carmélitaines,
1952, p. 181-182; H. DE LUBAC, Notre Mère la sainte Église, dans Études,
janv. 1953, p. 8; CL. DILLENSCHNEIDER, Le Sens de la foi..., Rome,
1954, p. 110 s., 368-369 (critique d'une notion extrinséciste de la
tradition), etc.
-
148. Voir CL. DILLENSCHNEIDER, op. cit., p. 64 s.; J. COPPENS, dans
N. R. T., 1949, p. 3-38. La bibliographie sur la question est immense;
on la trouvera dans les E. T. L. Voir aussi Problemi scelti di Teologia
contemporanea, Rome, 1954, p. 260 s.; R. E. BROWN, The Sensus plenior
of Sacred Scripture, Baltimore, 1955; L. GRELOT, dans Introd. à la
Bible, Paris, 1957, p. 202 s.; en dernier lieu, J. COPPENS, Le Problème
du sens plénier, dans E. T. L., 34 (1958), p. 5-10; J. MICHL, Dogmatische
Schriftbeweis u. Exegese, dans Biblische Zeistch., 2 (1958), p. 1-14;
P. BENOIT, La Plénitude de sens des livres saints, dans R. B., 67 (1960),
p. 161-196.
149. Zum Begriff der Tradition in der Theologie der letzten hundert
Jahre, dans Münch. Theol. Zeitsch., 4 (1953), p. 164-186 (p. 164).
150. F. CHR. BAUR, Der Gegensatz des Katholizismus u. Protestan-
tismus, Tubingue, 1834, p. 353: « Es ist dies der bekannte Unterschied
zwischen historischer u. dogmatischer Tradition, welchen der Katholik
mit dem selben Interesse unbeachtet lässt, mit welchem ihn der Protes-
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