LA TRADITION ET LES TRADITIONS
rapports du fidèle avec Jésus-Christ » (Symbolique, § 37) et A. ŒPKE :
« Offenbarung im neutestamentlichen Sinn ist, ganz kurz gesagt, die
Selbstdarbietung des Vaters Jesu Christi zur Gemeinschaft » (Theol.
Wört. N. T., III, p. 596).
5. Sum. theol., IÌª ÍÏae, q. 1, a. 6, ad 1; a. 8 c; q. 2, a. 5 c et a. 7 c.
6. En ce sens, l'expression (empruntée à Rm, 12, 6) désigne la conve-
nance ou la proportion et le rapport qu'un point de doctrine a avec
l'ensemble organique des vérités révélées et avec leur centre (SCHEE-
BEN, Dogmatique, t. I, n. 887). Sur sa valeur comme principe subsi-
diaire d'interprétation de l'Écriture, cf. LÉON XIII, enc. Providentissi-
mus du 18 novembre 1893 (D 1943); serment antimoderniste (D 2146);
PIE XII, enc. Humani generis du 12 août 1950 (D 3015). On pourrait,
dans ce cadre, assumer tout le valable de la considération luthérienne
du contenu christologique et sotériologique des Écritures. Luther emploie
« analogie de la foi » en un sens catholique, par exemple Sermon du
18 janvier 1545 (Weimar, 49, 681; cf. supra, ch. V, p. 145).
7. Même si, comme c'est le cas de S. Cyprien, on l'appelle divina
traditio. Le verbe tradere est souvent employé au moyen âge au sens
d'enseigner (étude citée supra, n. 1 : p. 171, n. 4). S. Thomas, cepen-
dant, emploie proprement doctrina dans le cas où l'on reçoit la
vérité d'un autre (ibid., p. 175-176). Révélation dit un acte de Dieu;
la tradition met en cause une action humaine.
8. Cf. J. PIEPER, Bemerkungen über den Begriff der Tradition, dans
Hochland, juin 1957, p. 401-413; Ueber den Begriff der Tradition
(Arbeitsgemeinschaft f. Forschung... Geisteswiss., H. 73). Voir aussi
P. LENGSFELD, Ueberlieferung..., Paderborn, 1960, p. 155 s.
9. P. DE SAINT-SEINE, dans quelques pages très suggestives: La Bios-
phère, dans Études, mars 1948, p. 166 s. (reprises dans Découverte de
la vie, Paris, 1948).
10. Dans le baptême des petits enfants, cela ne concerne même pas
seulement la « fides quae creditur », mais même la « fides qua creditur ».
D'où S. AUGUSTIN : « In ecclesia Salvatoris per alios parvuli credunt,
sicut ex aliis... peccata traxerunt » (C. duas epist. Pelag., I, 22; P. L.,
44, 570).
II. Cf. la réponse d'INNOCENT III à Berthold de Metz: D 413.
Cf. S. THOMAS, III, q. 68, a. 9, ad 3. L'idée de H. V. MARTIN (The
Primitive Form of Christian Baptism), selon lequel le baptême de Jean
et, à l'origine, le baptême chrétien auraient été un auto-baptême, n'a
rencontré aucun suffrage (cf. H. MENTZ, Taufe und Kirche in ihrem
ursprünglichen Zusammenhang, Munich, 1960, p. 47, n. 64).
12. Cf. Mc, 4, 10 (où il ne faut pas de virgule entre l'entouraient
et avec les Douze); Lc, 24, 32; pour le sens, Act, 2, 42.
13. Cf. Mc, 1, 36, et la finale courte (non canonique) du même
évangile; Lc, 8, 45 et cf. 5, 1-11; 9, 32; pour le sens, 22, 31-32.
14. Act, 5, 32: « Nous sommes témoins de ces choses, nous et l'Es-
prit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Les Pères, qui
vivaient dans un climat sacramentel et saint, ont insisté surtout sur la
continuité historique; ils ont assez peu exprimé l'actualité permanente
du Saint-Esprit dans la tradition (cf. P. SMULDERS, Le Mot et le concept
de tradition chez les Pères grecs, dans R. S. R., 40 (1952), p. 41-62).
Möhler, qui s'oppose à un rationalisme qui avait envahi la théologie
elle-même, insiste surtout sur le Saint-Esprit comme agent de cette
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