
LA TRADITION ET LES TRADITIONS
De Pecc. mer. et remiss., I, 22, 32 et 25, 38 (44, 127 et 131); De Cat. rud.,
13, 19 (40, 325); In Joan. Ev., tr. CVI, 4 (35, 1910); Quaest. Evang.,
II, 40 (35, 1355). Le sens d'« enseigner» (les mystères), que retient
seulement le Diction. du Latin chrétien de BLAISE-CHIRAT, avec réfé-
rence à De Bapt., I, 15, 24 (43, 122), ne suffit pas. Le mot a une valeur
propre. Il
jadis appartenu à la langue des mystères avec l'idée de
plonger, tremper, initier, tacher (de sang, par exemple) (cf. Thesaurus
Linguae Latinae, VII/1, fasc. III, Leipzig, 1936, col. 427-29). Il a gardé,
dans le latin des chrétiens, un sens, soit plus intellectuel de : inculquer
jusque dans l'intime et d'une manière vitale autant qu'intellectuelle,
par exemple, outre Augustin cité supra, S. BERNARD: « Nec studium
tam esse mihi ut exponam verba, quam ut imbuam corda » (In Cant.,
sermo 16, 1: P. L., 183, 849 A); soit le sens technique de sacris initiare,
surtout pour le baptême. Le Thesaurus renvoie à S. AUGUSTIN, De
Pecc. rem., I, 25, 38; Serm., 269, 2; De Bapt., I, 15, 24; IV, 21, 28; De
Cat. rud., I, 1; Cod. Theod., 16, 5, 58, 2; Sacr. Leon., p. 333. Cf. encore
S. THOMAS, Sacramentis imbui (In Iam Decretalem: Opera, éd. Vivès,
XXVII, 422; Opusc., éd. Lethielleux, IV, 325; cf. III, q. 68, a. 9, ad 2).
48. S. BASILE, De Spir. Sancto, 27, 67 (P. G., 32, 193 A; S. Ch.,
p. 238).
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49. Fides
l'engagement d'un homme, « fides qua creditur », c'est
assez clair. Fides
le symbole cf. supra, n. 38; S. CYRILLE DE JÉR.,
Catech., V (De fide et symbolo), 12 (P. G., 35, 520 B, 524 A); encore
chez S. Bonaventure (cf. J. RATZINGER, Die Geschichtstheologie des hl.
Bonaventura, Munich et Zurich, 1959, p. 69, n. 24). Fides
le bap-
tême lui-même : TERTULLIEN, post fidem lapsis (Pudic., 18: P. L., 2,
1016); S. AUGUSTIN, Epist., 98, 9, 10 (P. L., 33, 364); un commentaire
inédit du IVe livre des Sent., de la fin du XIIe siècle, formule ainsi
l'interrogation par laquelle commence le baptême : « Quid petis? Et
responderi a patrinis: Baptismum » (cité par A. LANDGRAF, dans
Z. K. T., 80 (1958), p. 566).
50. L'expression sacramentum conversionis se rencontre chez S. AUGUS-
TIN (Epist., 98, c. 7-10: P. L., 33, 362-364; cf. J. M. HANSSENS, dans
Gregorianum, 42 (1961), p. 113-116). Les « scrutins » anciens étaient
à la fois examen des connaissances et exorcisme (A. DONDEYNE, La
Discipline des scrutins dans l'Église latine avant Charlemagne, dans
R. H. E., 1932, p. 5-33, 751-787).
51. Quod unus sit Christus (P. G., 75, 1257 BC).
52. Cf. encore J. MOUROUX, L'Expérience chrétienne. Introd. à une
théologie (Théologie, 26), Paris, 1952, p. 58 s.
53. Voir G. GEENEN, Fidei sacramentum. Zin, waarde, bronnenstudie
van den uitleg eener patristische doopselbenaming bij S. Thomas van
Aquino, dans Bijdragen Ned. Jez., 9 (1948), p. 248-270.- « Fidei
sacr.» S. AUGUSTIN, Epist., 98, 9-10 (E. P., 1424-1425); S. THOMAS,
surtout IIIa, q. 39, a. 5; q. 66, a. I, ad 1; q. 69, a. 9; q. 70, a. 1; q. 71,
a. I; q. 73, a. 3, ad 3; q. 78, a. 3, ad 6; concile de Trente, session VI,
c. 7 (D 799). « Confessio fidei traditur in symbolo quasi ex persona
totius Ecclesiae quae per fidem unitur » (IIa IIae, q. I, a. 9, ad 3);
dans le baptême des enfants, « interrogati confitentur fidem Ecclesiae
in persona pueri, qui huic fidei (Ecclesiae) aggregatur per fidei sacra-
menta » (IIIa, q. 68, a. 9, ad 3). Voir aussi nos études sur Fidelis et sur
la formule Congregatio fidelium.
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