NOTES DU CH. I
100. Ep, 1, 17; 1 Co, 2, 10; cf., pour la réalité, 2 Co, 4, 3-6; Mt,
16, 17.
Ior. Le mouvement œcuménique a remarquablement mis en valeur
les termes diakonia, marturia (et koinônia), mais trop peu le terme doxa.
Les Pères sont pleins de l'idée qui s'exprime dans la séquence: récep-
profession de la vraie foi dans le baptême
vraie louange: ainsi S. BASILE (Traité du Saint-Esprit), S. HILAIRE
(De Trin., II, 12); cf. supra, n. 26, 28 et 46.
tion de la foi transmise
―
102. Textes des Pères et conciles dans E. H. et supra, n. 15-24.
S. Polycarpe est appelé « didascale apostolique et prophétique » (Mart.
Polyc., 16, 2). En liaison avec la représentation des évangiles comme
sources, on a vu les docteurs orthodoxes comme irriguant les terres de
cette eau (S. JEROME, In Job, c. 26 (P. L., 26, 689)). Cette vue des
choses est encore celle des grands Scolastiques: S. Thomas (cf. supra,
n. 1), S. Albert (cf. In Joël, c. I: BORGNET, XIX, 145), S. Bonaventure
(cf. J. RATZINGER, Die Geschichtstheologie des hl. Bonaventura, Munich,
1959, voir p. 58 s., 69, 80 s., 94): n'est-il pas significatif que, voulant
étudier la notion de Révélation chez Bonaventure, Ratringer soit arrivé,
sous la pression des textes, à exposer sa théologie de l'Histoire? La
Révélation ne va pas plus sans la continuité et le développement de
la tradition, que lê Christ ne va sans son corps, l'Église, la Cène sans
la messe, etc.
103. Ce « plus » de la source ou du déploiement selon les points de
vue est bien exprimé dans CH. MOLLER, Tradition et Ecuménisme,
dans Irénikon, 25 (1952), p. 337-370 (p. 366 s.).
104. L'idée de croissance se trouve dans les paraboles évangéliques
(N. A. DAHL, The Parables of Growth, dans Studia Theolog., 5/2, p. 132-
165 (mais il s'agit d'une croissance liée à l'activité de Dieu, qui en est
l'agent souverain, non d'une croissance déterminée par son propre
dynamisme interne); B. SCHULTZE, Die ekklesiologische Bedeutung des
Gleichnisses von Senfkorn, dans Orient. Christ. Period., 27 (1961), p. 362-
386).
105. Le judaïsme connaît aussi cet aspect (cf. N. ROTENSTREICH, On
the notion of Tradition in Judaism, dans Journal of Religion, 28 (1948),
p. 28-36).
106. Cf. E. MERSCH, Théologie_du_Corps mystique, Paris-Bruxelles,
1944, t. I, p. 93 s.; F. TAYMANS, Le Progrès du dogme, dans N. R. T.,
71 (1949), p. 687-700; J. MOUROUX, La Conscience du Christ et le temps,
dans R. S. R., 47 (1959), p. 321-344 (repris dans Le Mystère du temps,
Paris, 1962, p. 100-120).
107. Reprenant une suggestion du P. M.-B. SCHWALM (Les Deux
Théologies: la scolastique et la positive, dans R. S. P. T., 2 (1908),
p. 674-703), nous avons défini la théologie positive comme une recherche
de plénitude de l'auditus fidei assumant, avec toutes les ressources des
sciences du « donné », la totalité de la tradition objective (cf. D. T. C.,
XV, 462-472; Introd. à la théol., dans La Foi et la théologie, Paris, 1962,
p. 137).
108. La pensée protestante opère comme si la fin de la Révélation
était la fin de l'infaillibilité (J. DANIELOU, Réponse à Oscar Cullmann,
dans Dieu vivant, n. 24 (1953-2), p. 107-116 (p. 113).
109. L'idée est paulinienne (Rm, I, I s.; 16, 23 s.; 1 Co, 15, I S.;
KITTEL, t. II, p. 728, l. 13 8.). S. Ignace d'Antioche et S. Irénée parlent
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