NOTES DU CH. I
Tot fluit in partes fontis color et sapor unus.
Sic et apostolico decurrit Ecclesia verbo
Ex utero Christi, Patris omnis gloria plena
Sordes diluere et sata mortua vivificare.
(cité par H. RAHNER, ét. citée, p. 387). Interprétation baptismale de
l'eau tirée du rocher au désert: J. DANIELOU, Sacramentum Futuri,
p. 170 (sans insistance).
133. Mausolée de Constance à Rome (milieu ve s.) : le Christ debout
sur un monticule, dat legem (D. A. C. L., I, 956); mais le mausolée était
aussi un baptistère (III, 2611-2612); du monticule coulent trois filets
d'eau rapprocher ce texte de Priscillien († 385): « Nos venerabilis
Ecclesiae Dei per symbolum corpus ingressi, indissolubilem fidem uno
fonte tripertito rigatam in quattuor Evangeliorum dispositione cognos-
cimus » (Tract. 1, fin: C. S. E. L., 18, p. 31, 1. 28 s.). Baptistère
de Naples, v. 400: deux tableaux ayant chacun deux sources sortant des
rochers qui encadrent le Christ-Pasteur. Baptistère d'Oued-Ramel,
Tunisie (époque byzantine) : à l'entrée et à la sortie des fonts, cerfs et
biches buvant aux quatre fleuves (cf. D. A. C. L., XIII, 138 et 339;
Miscellanea Mohlberg, t. I, p. 202, n. 39). De même au baptistère
de Bir-Ftouha, Carthage, même époque (D. A. C. L., II, 2129). —Bap-
tistère de Cividale, début VIIIe siècle (non fleuves, mais évangélistes:
D. A. C. L., III, 1829). Baptistère de Saint-Dié (D. A. C. L., II,
3304). Sur les représentations, dans les baptistères, de cerf buvant
(cf. PUECH, ét. citée (n. 123), p. 38 s.; D. A. C. L., II, 3301-3305); A. HER-
MANN, art Durst, dans Reallex. f. Ant. u. Chr., IV, 406; liturgie bap-
tismale du Samedi saint.
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Des inscriptions ayant appartenu à des baptistères présentent les
noms des quatre fleuves du Paradis : ainsi en Afrique (D. A. C. L., I,
884), à Ostie (cité par J. LÉCUYER, dans M.-D., nº 49 (1957/1), p. 87).
Sur le thème des fleuves du Paradis, cf. E. B. SCHLEE, Die Ikonographie
der Paradiesflüsse, Leipzig, 1937; F. VAN DER MEER, op. cit., p. 64 s.,
130; P.-A. FÉVRIER, Les Quatre Fleuves du P., dans Rev. di Archeolog.
crist., 32 (1956), p. 179-199, mais cet auteur méconnaît le symbole des
Évangiles, il ignore le texte de S. Hippolyte, In Daniel, et, dans les
textes de S. Cyprien ou de S. Paulin qu'il cite, il ne traduit même pas
evangelistae ou evangelii selon la précision de ces termes. Sur le lien
du thème avec les baptistères, voir M. DE BRUYNE, La Décoration des
baptistères paléochrétiens, dans Miscellanea Liturg. in hon. L. C. Mohlberg,
Rome, 1948, t. I, p. 189-220. Sur le thème de l'arbre de la croix, lié
avec les thèmes, tant du Paradis et des quatre fleuves, que de l'eau
baptismale (par l'intermédiaire, soit du bois avec lequel Moïse a purifié
les eaux de Mara (Ex, 15, 23-25), soit du bâton avec lequel il a frappé
le rocher et en a fait jaillir une source), voir F. KAMPERS, Mittelalter-
liche Sagen vom Paradiese u. vom Holze des Kreuzes Christi, 1897;
R. BAUERREISS, Arbor vitae. Der « Lebensbaum »..., Munich, 1938;
H. RAHNER, Griechische Mythen in christl. Deutung, p. 191 s.; H. DE
LUBAC, Aspects du bouddhisme, Paris, 1951, p. 61 s. — Enfin, sur dif-
férents aspects de la très riche et fondamentale typologie du baptême,
cf. J. DANIELOU, Sacramentum Futuri. Ét. sur les orig. de la typologie
bapt. (Ét. de Théol. hist.), Paris, 1950; Bible et Liturgie. La théol.
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