LA TRADITION ET LES TRADITIONS
toutes ses doctrines » (compléments manuscrits à Die Einheit, 1825,
dans l'éd. d'ED. VIERNEISEL, Mayence, 1925, p. 324); J. B. FRANZELIN,
Tract. de div. Traditione et Scriptura, 2e éd., Rome, 1875, p. 261; B. VAN
LEEUWEN, Openbaring, Traditie, Heilige Schrift, Magisterium, dans Jaar-
boek, 1949, p. 51-58. Mais déjà BELLARMIN, qui commence son cha-
pitre sur la question ainsi : « Nomen traditionis generale est, et signifi-
cat omnem doctrinam, sive scriptam sive non scriptam, quae ab uno
communicatur alteri » (Controv. Gen., I, lib. IV, c. 2, Paris, 1870,
P. 196). De même MARTIN PEREZ DE AYALA, auteur du premier traité.
De Divinis, apostolicis atque ecclesiasticis traditionibus (Cologne, 1549).
Citons ici cet intéressant témoignage Orthodoxe : le Long Catéchisme
russe définit ainsi la sainte Tradition: « Par le mot Tradition on désigne
la doctrine de la foi, la loi de Dieu, les sacrements et les rites litur-
giques, en tant qu'ils sont transmis par la parole et par l'exemple d'un
homme à un autre et de génération en génération (cité par J. A. Doʊ-
GLAS, The Relation of the Anglican Churches with the Eastern Orthodox,
Londres, 1921, p. 132).
2. Pour S. Irénée, voir B. REYNDERS, Paradosis. Le progrès de l'idée
de tradition jusque Ś. Irénée, dans R. T. A. M., 5 (1933), p. 155-191
(p. 156). Pour les Pères grecs, voir P. SMULDERS, Le Mot et le concept
de tradition chez les Pères, dans R. S. R., 40 (1952 Mélanges J. Lebre-
ton, II), p. 41-62 (p. 43). Contre A. DENEFFE, Der Traditionsbegriff.
Studie zur Theologie, Munster, 1931.
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3. Aussi récuserions-nous la critique adressée par G. PROULX (Tra-
dition et Protestantisme, Paris, 1924, p. 89 s.) à Franzelin, Billot, Bain-
vel. Il leur reproche de voir, dans la transmission, l'élément formel de
la tradition, alors que cet élément formel est, selon Proulx, le dépôt
verbal. Non. La limitation de la tradition objective au dépôt verbal est
une précision acquise, dans son contenu ou son objet, à partir d'une
insistance sur le caractère spécifique d'une transmission par une per-
sonne vivante à une autre personne (cf. notre nº 3).
4. Quand il s'agit des écrits apostoliques ou de la tradition aposto-
lique, « Apôtres » est pris au sens large englobant, au-delà des Douze
et de Paul, des hommes envoyés avec une procuration apostolique et
qui, sous le contrôle d'Apôtres proprement dits, ont joui d'une autorité
de fondateurs et régulateurs d'Eglises (cf. L. CERFAUX, Pour l'histoire
du titre « Apostolos » dans le N. T., dans R. S. R., 48 (1960), p. 76-92).
5. Citons en particulier ED. ORTIGUES, Écritures et Traditions apos-
toliques au concile de Trente, dans R. S. R., 36 (1949), p. 271-299;
J. R. GEISELMANN, nombreuses études, en particulier Das Konzil von
Trient über das Verhältnis der Hl. Schrift und der nicht geschriebenen
Traditionen, dans Die mündliche Ueberlieferung, hrsg. v. M. SCHMAUS,
Munich, 1957, p. 123-206; Das Missverständnis über das Verhältnis von
Schrift und Tradition und seine Ueberwindung in der kath. Theol., dans
Una Sancta, sept. 1956, p. 131-150, trad. française: Un malentendu
éclairci. La relation « Ecriture-Tradition » dans la théol. cath., dans Istina,
5 (1958), p. 197-214; Die Tradition, dans Fragen der Theologie heute,
hrsg. v. J. FEINER, J. TRÜTSCH, FR. BÖCKLE, Einsiedeln, 1958, p. 69-
108. Voir aussi G. H. TAVARD, Holy Writ or Holy Church, Londres,
1959.
6. Sess. IV: DENZINGER, 783.
7. Citons, par exemple, parmi les modernes : M.-J. SCHEEBEN, dont
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