NOTES DU CH. II
nous nous approchons beaucoup (Dogmatique, t. I, § 15); H. PERENNÈS
(dans D. A. F. C., t. IV, col. 1783-1784); M. SCHMAUS (Dogmatik,
4º éd., Munich, 1948, t. I, § 17, p. 114 s.); CH. JOURNET (Dépôt divine-
ment révélé et Magistère divinement assisté, dans Nova et Vetera, 1950,
P. 292-301); W. KASPER (Die Lehre von der Tradition in der römischen
Schule, Freiburg, 1962), paru et lu après la rédaction de ces pages,
cite plusieurs théologiens post-tridentins (p. 35 et 55, p. 40-41), puis
Perrone (p. 35, 38-39), Passaglia (p. 193 s.) et Schrader (p. 333, 340).
8. Par exemple, fer concile du Vatican, sess. IV, cap. 4 (DENZINGER,
1836): « Ea tenenda definiverunt quae sacris Scripturis et apostolicis
traditionibus consentanea Deo adjutore, cognoverant (...) ut... traditam
per Apostolos revelationem seu fidei depositum sancte custodirent et
fideliter exponerent » : ce texte utilise successivement le sens restreint
et le sens total.
9. Ainsi dans le texte classique du 7 concile œcuménique (2º de
Nicée: 787), Actio VII et Actio VIII: DENZINGER, 302, 308.
10. Ainsi au concile de Trente (supra, n. 6) et au 1er concile du
Vatican, sess. III, cap. 2: DENZINGER, 1787.
II. S. THOMAS D'AQUIN : « Innititur fides nostra revelationi aposto-
lis et prophetis factae » (Iª, q. 1, a. 8, ad 2); « Apostoli et corum suc-
cessores sunt vicarii Dei quantum ad regimen Ecclesiae constitutae per
fidem et fidei sacramenta. Unde sicut non licet eis constituere aliam
ecclesiam, ita non licet eis tradere aliam fidem, neque instituere alia
sacramenta »> (IIIª, q. 64, a. 2, ad 3; cf. IIa-IIae, q. 88, a. 11; IV Sent.,
d. 17, q. 3, a. I, sol. 5; d. 27, q. 3, a. 3, ad 2). Comme il s'agit ici de
Révélation, c'est Dieu qui en est le sujet d'origine. L'expression « tra-
dition apostolique » est susceptible de deux sens, selon qu'on voit les
Apôtres, ou comme transmetteurs d'une livraison divine, ou comme
origine d'une certaine détermination qu'ils transmettent et que l'on
transmettra après eux. Nous abstrayons ici de cette distinction, clas-
sique en théologie.
12. Expression abondamment utilisée, déjà, par les Pères du Ive siècle,
puis par les théologiens du moyen âge qui, parfois même, ont ainsi
caractérisé les Écritures bibliques par distinction d'avec les textes des
Pères, du magistère, du droit canonique, à l'intérieur du domaine indis-
tinct des Scripturae sacrae (ou sanctae).
13. Voir E. H., p. 139-150. Pour l'idée de « vérités nécessaires au
salut », cf. infra, Excursus B.
14. E. H., p. 64-76.
15. FRANZELIN la définit : « La doctrine de la foi en tant qu'elle fut
manifestée oralement par le Christ ou par le Saint-Esprit aux Apôtres,
prêchée par ceux-ci de vive voix, et qu'elle a été conservée sans alté-
ration et transmise jusqu'à nous, par une succession ininterrompue au
cours des âges, sous l'assistance du Saint-Esprit » (op. cit., th. XI,
p. 90). De même J. V. BAINVEL (De Magisterio vivo et Trad., Paris,
1905, P. 39), G. FILOGRASSI, Traditio Divino-Apostolica et Assump-
tio B. M. V., dans Gregorianum, 30 (1949), p. 443-489 (p. 448-449).
Cf. P. SMULDERS, ét. citée (n. 2), p. 61: « La doctrine apostolique en
tant qu'elle a été transmise par les générations successives et parvient
ainsi jusqu'à nous. »
16. Jusqu'à l'époque moderne, cette distinction entre inspiration et
assistance n'a guère été faite dans le vocabulaire. Attentif surtout au
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