LA TRADITION ET LES TRADITIONS
sous des textes comme Lc, 10, 16; Jn, 13, 16; 15, 20 8.; 17, 1 s.; etc.
Sur le Christ envoyé du Père, voir E. L. ALLEN, Representative Theo-
logy in the N. T., dans Harvard Theol. Rev., 46 (1953), p. 161-169.
K. H. RENGSTORE (art. ἀποστέλλω, ἀπόστολος, dans KITTEL, I, 1933,
p. 397-448) montre que l'idée d'apostolat comportait l'envoi avec tout
pouvoir ce que fait l'Apôtre est fait par Dieu, sa parole est parole de
Dieu (cf. VAN STEMPVOORT, Eenheid en Schisma, Nijkerk, 1950, ch. II).
8. On trouve un tel traitement trop physiciste du thème du corps,
par exemple chez MÖHLER (Symb., § 36), puis chez Perrone (cf. W. KAS-
PER, op. cit., p. 45-46, 103 s., 141), chez Passaglia et Schrader (cf.
W. KASPER, op. cit., p. 284 s., 288), ou dans le courant romantique cri-
tiqué par le P. E. PRZYWARA (Zeitschr. f. Asz. u. Mystik, 15 (1940),
P. 197-215) ou F. X. ARNOLD (Grundsätzliches und Geschichtl. zur
Theol. des Seelsorge, Freiburg, 1949, p. 19 s. = Pour une théol. de
l'apostolat, Tournai-Paris, 1961, p. 15 s.). Citons par exemple ce texte
de Perrone, où nous trouvons une saveur de monophysisme ecclésio-
logique : « Ecclesia infallibilis est, quemadmodum infallibilis est
Christus, qui eam tanquam vivam imaginem sui ipsius atque perfec-
tam esse voluit, immo per eam quodammodo se in terris usque ad
consummationem saeculi perpetuare constituit, ita ut, quod Christus
habuit et habet natura sua, communicet per gratiam ac privilegium
huic filiae seu sponsae suae » (Praelect., VIII, p. 30). Tout se joue dans
la précision que brouille ici le quodammodo. (Voir, pour l'union d'al-
liance, Esquisses du mystère de l'Église, 2e éd., Paris, 1953, p. 160 s.;
Dogme christologique et ecclésiologie. Vérité et limites d'un parallèle,
dans Das Konzil von Chalkedon, Wurtzbourg, 1954, t. III, p. 239-268.)
9. Ni F. Kattenbusch ni J. N. D. Kelly ne commentent cette phrase
du Symbole. La formule doit être très ancienne (cf. S. IRÉNÉE, A. H.,
I, 10, 2: P. G., 7, 549; HARVEY, I, p. 90; E. P., 191); on la suit à tra-
vers les symboles dans HAHN, Bibl. der Symbole, 3e éd., Breslau, 1897,
p. 134, 135, 136, 138, 165, 310.
10. Lc, 4, 22; 4, 1; 4, 18; Cf. Mt, 3, 16-4, 1; Mc, 1, 10-12.
II. Lc, 24, 48-49; Ac, 1, 8, avec la note de la Bible de Jérusalem.
Dès que l'Esprit est donné, il y a témoignage : Ac, 2, 4; 4, 31. Voir
notre Pentecôte, Paris, 1956, et J. GIBLET, Les Promesses de l'Esprit et
la mission des Apôtres dans les Évangiles, dans Irénikon, 30 (1957),
p. 5-43.
12. Voir par exemple A. H., I, 10, 2 : « Hanc praedicationem cum
acceperit et hanc fidem, quemadmodum praediximus, Ecclesia, et qui-
dem in universum mundum disseminata, diligenter custodit, quasi
unam domum inhabitans : et similiter credit iis, videlicet quasi unam
animam habens, et unum cor, et consonanter haec praedicat et docet
et tradit, quasi unum possidens os » (P. G., 7, 551 A; grec, 552); III,
24, I : « in eo (le don de la foi confié à l'Église) disposita est commu-
nicatio Christi, id est Spiritus Sanctus » (col. 966. Cf. infra, n. 14).
13. Ce sont celles de S. Thomas. Aussi ne nous sommes-nous_pas
étonné que notre analyse coïncide avec celle du P. J. TERNUS, Vom
Gemeinschaftsglauben der Kirche..., dans Scholastik, 10 (1935), p. 1-30.
14. Voir par exemple S. IRÉNÉE, A. H., I, 10, I: « Ecclesia... ab
apostolis et a discipulis eorum accepit eam fidem... » (P. G., 7, 549;
latin, 550); n. 2, cf. supra, n. 12; ORIGÈNE, De Princ., I, 6, 1 (Kotschau,
p. 78), et 7, 1 (p. 85-86), avec le sens objectif, comme chez Irénée;
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