NOTES DU CH. III
-1
1
39. Cf. S. THOMAS, Com. de div. Nomin., c. 7, lect. 5 : « Communis
christianorum cognitio, quae fides catholica nominatur. »
40. C. T., IX, 1109, 1. 36-39.
41. Ainsi Möhler voir CHAILLET, cité n. 33; J. Ev. Kuhn, qui
entend par sensus Ecclesiae l'aspect objectif, mais appelle vérité vivante
le contenu objectif de la Révélation, que le Saint-Esprit actualise et fait
comprendre par les esprits chrétiens au cours du temps (cf. J. R. GEI-
SELMANN, Die lebendige Ueberlieferung als Norm d. christl. Glaubens
dargestellt im Geiste d. Traditionslehre J. Ev. Kuhns, Freiburg, 1959,
P. 175 s.).
42. Cf. S. THOMAS, III Sent., d. 13, q. 2, a. 2; E. VAUTHIER, Le
Saint-Esprit, principe d'unité de l'Église d'après S. Thomas d'Aquin, dans
Mélanges de Science relig., 5 (1948), p. 175-196; 6 (1949), p. 57-80.
43. Ainsi MÖHLER, Symb., § 38 (éd. GEISELMANN, 1958, p. 415; trad
française LACHAT, t. II, p. 36: «L'Esprit de Dieu, qui gouverne et
vivifie l'Église, enfante dans l'homme un instinct, un tact chrétien, qui
le conduit à la vraie doctrine »; p. 38: « Ce sens intime, cette conscience,
est la tradition, chaîne de pensées et de témoignages qui remontent de
siècle en siècle jusqu'au divin Maître. » On voit que Möhler bloquait
l'aspect subjectif et l'aspect objectif, qui n'était pour lui que la cor-
porification du précédent); Unité, en particulier § 12, n. 4 et 5 (trad.
DE LILIENFELD, Paris, 1938, p. 37-38, avec la remarque de la p. VIII).
Chez NEWMAN, on rencontre assez rarement l'expression « conscience »
appliquée à notre sujet (dans l'article du Rambler, On Consulting, dans
une citation de Möhler; dans l'Essay on the Development, à propos du
principe dogmatique dans le christianisme, ou de la voix de l'Écriture,
de l'Église, du Saint-Siège...), mais l'idée traduit bien la conception
newmanienne de la Tradition, comme le disent H. FRIES (ét. citée) et
G. BIEMER (Ueberlieferung u. Offenbarung. Die Lehre v. d. Tradition
nach J. H. Newman, Freiburg, 1961, p. 202-204). Voir ensuite PERRONE
(dans W. KASPER, Die Lehre v. d. Tradition in der römischen Schule.
Freiburg, 1962, p. 38, n. 83, p. 89-92, 94 s.), Passaglia (id. op.,p. 215,
342; au sens objectif de contenu de la conscience de l'Église, p. 394)
Schrader (id. op., p. 290). Parmi les contemporains, mentionnons
les PP. H. CLÉRISSAC (Le Myst. de l'Église, Paris, 1918, p. 64 s., 71)
J.-V. BAINVEL, L. DE GRANDMAISON, H. PINARD, J. LEBRETON, A. GAR-
DEIL, H. DE LUBAC (voir R. S. R., 1948, p. 134 : réf. aux précédents),
A. LIÉGÉ (dans Initiation théol., Paris, 1952, t. I, p. 23 s.), CH. BAUM-
GARTNER (R. S. R., 1953, p. 173-174), le chanoine J. MOUROUX (Myst.
du temps, Paris, 1962, p. 199), etc.
44. Quant à ce qu'elle veut exprimer, c'est clair; et même quant à
l'usage du mot, voir S. Hilaire cité supra, n. 19. Noter aussi, dans cer-
tains emplois patristiques de conscientia, la valeur de : connaissance en
commun, connaissance partagée (cf. A. BLAISE-H. CHIRAT, Dict. latin-
français des Auteurs chrétiens, Strasbourg, 1954, s. v.).
45. S. ATHANASE, Epist. de synodis, 5 (P. G., 26, 688; E. P., 785);
concile de Trente, décret sur le péché originel (D 791), sur la justifi-
cation (801, 839), sur l'eucharistie (874), sur la communion (930), et
cf. supra, n. 22-30.
46. Voir nos Jalons pour une théol. du laïcat, Paris, 1953, passim et
particulièrement p. 369 s.
293
