NOTES DU CH. IV
59. Habet nescio quid latentis energiae vivae vocis actus et in aures
discipuli de ore auctoris transfusa fortius sonat » (Epist., 53, 2 (P. L.,
22, 541)).
60. Ainsi DRIEDO, De Script. et dogmat. eccles., lib. IV, c. 5; M. CANO,
De Locis theolog., lib. III, c. 3 (éd. ŠERRY, p. 77); l'évêque de Motula,
De Traditionibus sine scriptis, au concile de Trente (C. T., XII, p. 524,
1. 33).
61. On pourra se reporter à MÖHLER, Symb., § 38, et à ce qui a été
dit supra, p. 83 et p. 292, n. 33.
62. Quand sa mère, après lui avoir donné le biberon ou la tétée, lui
fait des sourires, des caresses, ce n'est pas un à-côté : c'est aussi néces-
saire à la vie que le biberon lui-même. On a remarqué qu'il ne suffirait
pas de faire donner des soins par des nurses qui ne seraient que des
infirmières diplômées : il faut un certain milieu affectif, sans lequel le
malade ne guérira pas.
63. Le Saint, le Génie, le Héros (= Vorbilder und Führer), trad.
E. MARMY (Animus et Anima), Lyon-Paris, 1958, p. 36. Citons égale-
ment le P. LACORDAIRE : « Malheur à l'empire qui confond l'enseigne-
ment avec l'éducation, qui croit que le bien jaillit de la science et de
la littérature quelles qu'elles soient, et qu'aligner les mots qui se pon-
dèrent, c'est préparer l'âme de l'homme et du citoyen! L'éducation est
la tradition de l'obéissance, du respect et du dévouement, à l'âme impa-
tiente du joug et pétrie d'égoïsme, tradition sublime dont rien ne répare
l'absence et dont la nécessité prouve invinciblement la prépondérance
spontanée du mal sur le bien » (64° Conférence de Notre-Dame, 1850,
dans Œuvres, éd. de 1857, t. IV, p. 325); NEWMAN, se demandant ce
qu'est une université : «Son grand instrument, ou plutôt son organe,
a toujours été celui que la nature prescrit en toute éducation, la présence
personnelle d'un maître, ou, en langage théologique, la Tradition orale.
C'est la voix vivante, c'est le souffle qui passe, c'est une attitude expres-
sive, qui prêchent et catéchisent. Vraiment, un esprit subtil, invisible,
multiforme, est comme versé dans l'esprit du disciple par ses yeux et
ses oreilles, par ses affections, son imagination et sa raison » (The Idea
of a University, p. 471).
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64. Cf. supra. p 282, n. 151; S. THOMAS, IIIª, q. 42, a. 4, c.; nous
citons la traduction du P. SYNAVE. Nous avons vu (E. H., p. 112,
n. 65) que S. Thomas situe les traditions apostoliques orales dans l'ordre
de l'instruction intime et familière plus que de l'enseignement public.
65. Voir KITTEL, t. III, p. 609-616; C. TRESMONTANT, Essai sur la
pensée hébraïque, Paris, 1953; Dictionn. encyclopéd. de la Bible, Turnhout-
Paris, 1960, col. 328-329.
66. A. LEMONNYER, Le Rôle maternel du Saint-Esprit dans notre vie
surnaturelle, dans V. S., 3 (1921), p. 241-251 (reprod. dans Notre Vie
divine, Juvisy, 1936, p. 66-83).
67. Mater Ecclesia. Lobpreis der Kirche aus dem ersten Jahrtausend
christlicher Literatur, Einsiedeln-Cologne, 1944.
68. Méditation sur l'Église, Paris, 1953.
69. Le Mystère de l'Église (posthume), Paris, 1918.
70. Cf. Deut., 17, 6; 19, 15; Mt, 18, 16; Jn, 8, 16-17; 2 Co, 13, 1;
1 Tm, 5, 19; Hb, 10, 28. H. VAN VLIET, No Single Testimony. Study
on the adaptation of the law of Deut. 19, par. into the New Testament,
Utrecht, 1958 (Diss.).
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