
LA TRADITION ET LES TRADITIONS
CHAPITRE V
1. Pour Bellarmin, voir J. BEUMER, art. cité infra, n. 130. Pour Cano,
voir U. HORST, Das Verhältnis von Schrift und Tradition nach Mel-
chior Cano, dans Trierer Theol. Zeitschr., 69 (1960), p. 207-223, et
déjà E. MARCOTTE, La Nature de la théologie après Melchior Cano,
Ottawa, 1949, p. 116. Depuis la rédaction du présent chapitre, le
P. G.-H. TAVARD a montré que si Cano parle parfois dans le sens d'une
dualité de sources, il ne cite pas le concile de Trente en ce sens. Martin
Perez de Ayala, Jean Cochleus, Aurelius Sanutus, qui publient tous
trois en 1549, n'ont rien dans le sens des deux sources dont chacune
serait seulement partielle (cf. Tradition in Early Post-Tridentine Theo-
logy, dans Theological Studies, 23 (1962), p. 377-405).
2. Voir J. R. GEISELMANN, Die lebendige Ueberlieferung als Norm des
christlichen Glaubens, dargestellt im Geiste der Traditionslehre Johannes
Ev. Kuhns., Freiburg, 1959, p. 133-143.
3. Voir pour ce paragraphe, le commentaire d'I.-H. MARROU sur
l'épître A Diognète S. Ch., 37, 1951, p. 232 s.); E. FLESSEMAN-VAN LEER,
Tradition and Scripture in the Early Church., Assen, 1954 (va jusque
Tertullien); cf. J. MOFFATT, The Thrill of Tradition, Londres, 1944,
P. 76 (dans les premiers siècles il n'existait pas de partage net entre
Écriture et Tradition. L'Église était consciente de vivre et de se mouvoir
dans l'Esprit, avec la Parole de Dieu comme norme de vérité, et un
pouvoir de développer sans cesse l'expression et l'application de l'Évan-
gile).
- Pour ce qui suit, cf. aussi G. TAVARD, op. cit., p. I-II et infra,
-
p. 149 s..
4. Cf. pour Tertullien, l'introd. du P. R. REFOULÉ au Traité de la
prescription (S. Ch., 46, 1957), p. 54-58.
5. Voir E. H., p. 139 s.; P. LENGSFELD, Ueberlieferung, Tradition und
Schrift in der evangel. u. kathol. Theologie der Gegenwart, Paderborn,
1960, p. 120 s.; J. R. GEISELMANN, Die Hl. Schrift und die Tradition,
Freiburg, 1962, p. 222-249. Cf. infra, n. 123.
6. E. H., p. 64 s.; LENGSFELD, op. cit., p. 125, n. 162.
7. Textes dans notre article Dum visibiliter Deum cognoscimus, reprod.
dans Les Voies du Dieu vivant, Paris, 1962, p. 79-107.
8. Schéma suivi, par exemple, par l'Hortus Deliciarum (1175 et s.),
qui montre, après la dispersion de Babel, un essai de « generis humani
reparatio doctrinalis » par les sciences et les arts (voir Recueil de cin-
quante planches... avec texte d'introduction, par J. WALTER, Strasbourg,
1952, p. 68 s.).
9. In Ep. ad Col., c. 3, hom. 9, n. I (P. G., 62, 359-362). Pour
S. Augustin, voir références données dans les tables, P. L., 46, 598.
10. ORIGÈNE, Hom. 12 in Exod., 2 (P. G., 12, 383); In Ep. ad Rom.,
lib. IX (14, 1206); S. Jérôme : voir D. GORCE, La « Lectio divina » des
origines du cénobitisme à S. Benoît et Cassiodore. I. S. Jérôme..., Wépion
et Paris, 1925; S. GRÉGOIRE, In Ezech., hom. 1, 7, 14 (P. L., 76, 846);
Moral., XX, I, I (76, 135). Le moyen âge part de l'idée que l'Écriture
a été faite pour notre salut (voir par exemple ALCUIN, De Virt. et vitiis,
c. 5 (P. L., 101, 616-617); THEODULPHE D'ORLÉANS, Capitul., II (105,
193); BRUNO DE SEGNI, Expos. in Exod., c. 25 (164, 315)); aussi est-elle le
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