NOTES DU CH. V
59. Philad., 8, 2.
60. Cf. E. H., p. 67-68, 100, n. 37; H. HOLSTEIN, La Tradition des
Apôtres dans S. Irénée, dans R. S. R., 36 (1949), p. 229-270; La Trad.
dans l'Église, Paris, 1960, p. 70-71.
61. Strom., VII, 17, 106 (P. G., 9, 548 A; G. C. S., 17, p. 75).
62. R. P. C. HANSON, Origen's doctrine of Tradition, Londres, 1954;
H. DE LUBAC, op. cit., p. 672.
63. Il appelle l'« allégorie » (au sens qu'on a dit plus haut) «< cette
forme d'intelligence qui nous vient des Apôtres » : Haec forma intel-
ligendi de apostolis descendens locum nobis aperit (Gal, 4, 24) quem-
admodum Scripturae duorum Testamentorum veteris et novi, accipere
debeamus » (De Civ. Dei, XV, 11 (P. L., 41, 430)).
64. Voir H. DE LUBAC, op. cit., p. 330, 333-334; E. H., p. 100, n. 36.
Le mot consonantia est dans TERTULLIEN (Adv. Marc., 14, 39); S. IRÉ-
NÉE dit « mélodie » (A. H., II, 41, 4), CLÉMENT D'ALEXANDRIE, « sym-
phonie des deux choeurs » (Strom., VI, 2, 18).
65. Texte caractéristique de S. IRÉNÉE, A. H., IV, 26, 1 (P. G., 7,
1052-1053; HARVEY, II, p. 235; trad. française dans H. HOLSTEIN, La
Trad. dans l'Église, p. 264-265). Voir E. H., p. 92-94; H. DE LUBAC,
op. cit., p. 500, 502 s.; l'idée de totus Christus chez S. Augustin et chez
les médiévaux qui en ont fait le sujet de la théologie (Glose ordinaire,
Pierre Lombard, Gilbert de La Porrée, Robert de Melun, Kilwardby,
Robert Grossetête, etc.).
66. « A leur doctrine, que nous venons d'exposer, ils s'efforcent
d'ajuster les paraboles du Seigneur, les dires des prophètes, les paroles
des Apôtres, afin que leur système ne paraisse pas sans garant. L'ordre
et l'enchaînement des Écritures, ils passent par-dessus, et, autant qu'il est
en leur pouvoir, ils disloquent les membres de la vérité. Ils transportent
et bouleversent, et, par cette refonte, ils séduisent beaucoup de gens qui
se laissent prendre à ce mauvais ajustement des paroles du Seigneur.
« C'est comme și, d'une belle image de roi fabriquée de pierres pré-
cieuses par un artiste de talent, on disloquait le portrait humain qu'elle
représente, on bouleversait les pierres, puis on les ajustait de nouveau
pour réaliser un portrait de chien ou de renard mal façonné; et, en le
regardant, on déclarait que c'était là la belle image du roi faite par
l'artiste. Certes, ce sont les pierres assemblées par le premier artiste
que l'on montre, mais bouleversées par le successeur pour une image
de chien. On égare ainsi, par les pierres, les ignorants qui ne connaissent
pas la figure du roi, en leur persuadant que cette ridicule image d'ani-
mal est l'image du roi. Ainsi les gnostiques cousent ensemble des his-
toires inventées (mythous), et puis grappillent de-ci de-là, dans les Écri-
tures, des mots, des expressions, des paraboles : ils prétendent ainsi
ajuster à leurs histoires les paroles de Dieu » (A. H. 1; 8; 1 P., G2
521; HARVEY, I, p. 67-68). « Il faut interpréter les Écritures d'après la
tradition conservée dans l'Église. Quand on connaît, dit Irénée, le sujet
traité par Homère, on peut distinguer ses poèmes d'avec les centons.
De même, quand « on possède le canon inflexible de la vérité, reçu
« au baptême », on ne découvre plus sous les termes, les expressions
et les paraboles des Écritures, les théories des hérétiques, mais on ajuste
aisément tous les textes au corps de la vérité... » (A. H., I, 9, 4 (p. 86-
87, col. 544 s.); cf. TERTULLIEN, Praescr., 39, 4-5, avec les notes du
P. REFOULÉ, S. Ch., 46, 1957, p. 143).
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