LA TRADITION ET LES TRADITIONS
67. ORIGÈNE, Comm. in Johan., 13, 60 (PREUSCHEN, p. 295) et H. DE
LUBAC, Histoire et Esprit, Paris, 1950, p. 272, n. 154; S. AUGUSTIN, In
Joan. Ev., tr. IX, 3 (P. L., 35, 1459); De Utilitate credendi, 3, 9 (42,
71). Cf. infra, n. 89-90.
68. Cité par CH. MOLLER, Bible et Ecuménisme, dans Irénikon, 23
(1950), p. 164-188 (p. 181). Belles pages sur les Pères et l'Écriture,
dans A. BENOÎT, L'Actualité des Pères de l'Église (Cahiers théol., 47),
Neuchâtel-Paris, 1961, p. 65-70.
69. Voir J. BEUMER, Das katholische Schriftprinzip in der theologi-
schen Literatur der Scholastik bis zur Reformation, dans Schol., 1941,
p. 24-52; Heilige Schrift u. kirchliche Lehrautorität, ibid., 25 (1950),
P. 40-72; H. DE LUBAC, op. cit., p. 59 s.
70. «Comme un riche dans un dépôt, les Apôtres ont déposé dans
l'Église la plénitude parfaite de la vérité. Qui le désire peut y puiser le
breuvage de vie; en dehors d'elle, tous sont des voleurs ou des lar-
rons » (A. H., III, 4, 1 (P. G., 7, 855; HARVEY, II, p. 15)). « Et Eccle-
siae quidem praedicatio vera et firma, apud quam una et eadem salutis
via in universo mundo ostenditur. Huic enim creditum est lumen Dei,
et propter hoc «< sapientia » Dei, per quam salvat omnes homines (...).
Ubique enim Ecclesia praedicat veritatem: et haec est έTтάUVŽOS
lucerna, Christi bajulans lumen » (V, 20, 1 (7, 1177; II, p. 376). « Confu-
gere autem ad Ecclesiam et in ejus sinu educari et dominicis Scripturis
enutriri » (V, 20, 2 (1178, p. 379)).
71. Voir A. H., IV, 26, 2 (P. G., 7, 1053; HARVEY, II, p. 236; E. P.,
237). Après avoir parlé des presbytres préposés par Dieu pour ensei-
gner l'Église, Irénée écrit : « Là où les charismes du Seigneur ont été
mis, c'est là qu'il faut apprendre la vérité : auprès de ceux qui détiennent
la succession de l'Église, qui provient des Apôtres et en qui l'on trouve
une conduite saine et irréprochable, une parole non adultérée et irré-
prochable » (A. H., IV, 26, 5 (7, 1056)). « Post deinde et omnis sermo
constabit, si et Scripturas diligenter legerit apud eos qui in Ecclesia
sunt presbyteri, apud quos est apostolica doctrina, quemadmodum
demonstravimus » (IV, 32, 1 (7, 1071; II, p. 254-255)).
72. « Quand les hérétiques produisent des Écritures canoniques, en
lesquelles tout chrétien met son accord et sa foi, ils semblent dire
(cf. Mt, 24, 26) : « Le voici dans les maisons (le verbe de vérité). »
Mais nous ne devons pas les croire, ni sortir de la tradition originelle
et ecclésiale, ni croire autrement qu'il ne nous a été transmis par la
succession de l'Église de Dieu » (În Mat., ser. 46 (P. G., 13, 1667)).
73. Lib. X, n. 42 (GALLAND, II, p. 322) : l'Apôtre Pierre est censé
s'y élever contre une lecture des Écritures où chacun suivrait son sens
propre. Il faut, dit-il, au contraire, « tirer des Écritures elles-mêmes
leur vrai sens, et pour cela apprendre ce sens de qui le garde selon la
vérité reçue des anciens» (FRANZELIN, De Div. Trad., p. 94).
74. In Mat., 13, I : « Qui extra Ecclesiam positi sunt, nullam divini
sermonis capere possunt intelligentiam » (P. L., 9, 933).
75. Catech., V, 12 (P. G., 33, 520-521).
76. En. in Ps., 103, 8 (P. L., 37, 1341).
77. Voir, outre les textes qualifiant les Écritures de regula fidei
(veritatis), cf. supra, n. 17; Ep, 54, 2, 3 (P. L., 33, 201); De Gen. ad litt.,
1,21 (34, 262); De Doctr. christ., III, 2, 2 (34,65). Augustin dit au sujet
de fidèles encore médiocres : « Regulam fidei diligenter inquisitam fir-
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