NOTES DU CH. V
p. 161; JEAN MENSING, p. 164; NICOLAS HERBORN, p. 165; cf. JEAN ECK,
p. 174 et THOMAS HARDING, p. 233. Ajoutons MARTIN PEREZ DE AYALA;
le premier auteur d'un traité formel sur la notion de Tradition (Cologne,
1549): cf. G-H. TAVARD, Tradition in the Early Post-Tridentine Theo
logy, dans Theol. Studies, 23 (1962), p. 377-405 (p. 393). Tous distinguent
entre la lettre transcrite sur le papier, et sa signification entendue (par
et dans l'Église). Rappelons que, pour Luther, l'Évangile n'est pas
identifié à l'Écriture: il est la parole prêchée (cf. TH. SARTORY dans
Mysterium Kirche, Salzbourg, 1962, p. 963 s.).
103. Controv. gener. de Verbo Dei, lib. III, c. 1: Opera, I, Paris,
1870, p. 167. Il écrit encore (lib. IV, c. 2, p. 196): «Verbum Dei
non est tale nec habet ullam auctoritatem quia scriptum est in mem-
braneis, sed quia a Deo profectum est vel immediate ut sunt sermones
Domini, vel mediantibus apostolis. »
106. Cf. supra, n. 48.
107. Voir Ÿ. CONGAR, La Foi et la Théologie, Paris, 1963, p. 86 s.
108. La liturgie fait cela de façon supérieure: voir chap. suivant.
109. E. H., p. 255-260.
110. Remarque de G. FRIEDRICH, dans KITTEL, t. II, p. 718-719.
III. Encore que, comme le note O. SEMMELROTH (Wirkendes Wort,
Francfort, 1962, p. 172), la théologie catholique ait souvent semblé
réserver l'efficacité au sacrement et traiter la parole comme valeur pure-
ment noétique. Il faut cependant noter: 1º Les nombreux faits litur-
giques dans lesquels une opération de grâce, de type sacramentel, est
attribuée aux saintes Écritures ou aux Évangiles: a) Ils sont comme le
Seigneur ou les Apôtres présents (S. AUGUSTIN : « Nos itaque sic audia-
mus evangelium quasi praesentem Dominum » (In Joan. Ēv., tr. XXX,
I; P. L., 35, 1632)); on les acclame et les vénère comme tels. Ceci,
dans la célébration de l'eucharistie (cf. H. LECLERCQ, art. Évangéliaires,
dans D. A. C. L., V, 777-778; A. J. JUNGMANN, Missarum sollemnia,
2e éd., Vienne, 1949, t. I, p. 545 s.; P. JOUNEL, dans Parole de Dieu et
Liturgie (Lex orandi, 25), Paris, 1958, p. 43 s.). Ceci également dans
les conciles, où les Évangiles président, sur un autel, comme si le Christ
lui-même prenait part au concile, dit S. CYRILLE D'ALEXANDRIE (Apol.
ad Augustum (Théodose): P. G., 76, 471). b) Dans le sacre des évêques
(cf. supra, p. 276, n. 116). c) Le fait, toujours actuel, que le célé-
brant dise, après la proclamation de l'Évangile : « Per evangelica dicta
deleantur nostra delicta » : attesté à partir des environs de l'an 1000
(JUNGMANN, op. cit., p. 556). 2º L'idée traditionnelle de lectio divina
chez les Pères et durant le moyen âge : cette lectio commence d'opérer
le salut et la sanctification, la reconfiguration de l'âme à Dieu... (cf.
supra). 3º Textes théologiques formels, assez rares à vrai dire : PAS-
CHASE RADBERT : « Nihil enim Christus Ecclesiae suae magis aliquid in
mysterio reliquit, quam hoc (l'eucharistie) baptismique sacramentum,
necnon et Scripturas sanctas, in quibus omnibus Spiritus Sanctus, qui
pignus totius Ecclesiae est, interius mystica salutis nostrae ad immorta-
litatem operatur.» «Est autem et sacramentum in Scripturis divinis
ubicumque sacer Spiritus in eisdem interne aliquid efficaciter loquendo
operatur... » (De Corpore et Sanguine Domini, 1, 4 et 3, 2 : P. L., 120,
1271 AB et 1276 A); REMI DE GIROLAMI, un disciple de S. Thomas
d'Aquin, compte la Parole de Dieu parmi les forces qui suscitent la
foi (M. GRABMANN, Die Lehre v. Glauben, Wissen u. Glaubenswiss. bei
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