
LA TRADITION ET LES TRADITIONS
fra Remigio de Girolami, dans Mittelalterl. Geistesleben, t. II, p. 534-
535). 4° Etudes contemporaines. Citons par exemple P. SCHOONENBERG,
De Analogie tussen sacrament en prediking, dans Jaarboek, 1954, p. 44-
57; K. H. SCHELKLE, Jüngerschaft und Apostelamt, Freiburg, 1957, p. 69
et les études citées supra, n. II.
112. «A Jésus seul il appartient d'ôter le voile pour que nous puis-
sions contempler ce qui a été écrit, et concevoir pleinement ce qui a
été dit en termes voilés » (ORIGÈNE, Entretien avec Héraclide, trad.
J. SCHERER (S. Ch., 67, 1960, p. 91)); autres textes dans H. DE LUBAC,
Histoire et Esprit, Paris, 1950, p. 316, 340. Cf. le thème du Maître inté-
rieur chez S. Augustin, S. Grégoire, tous les grands médiévaux; les
bénédictions liturgiques de lecture, dont M. l'abbé Beyssac a réuni
trois à quatre mille...; un grand nombre des textes cités supra, n. 46-56.
113. Voir H. DE LUBAC, Histoire et Esprit, Paris, 1950; Exégèse médié-
vale, I/2, Paris, 1959, p. 523 S.
114. Même pour les auteurs inspirés, la part de l'homme est plus grande
que dans le sacrement. Aussi, remarquait S. Thomas, S. Paul peut dire
<< mon Évangile », il ne dirait pas « mon baptême » (In Rom., c. 2, lect.
3 fin; In 1 Cor., c. 1, lect. 2 fin; IIIa, q. 64, a. 5, 6 et 9; q. 67, a. 2, ad 1).
115. Voir rer concile du Vatican, sess. III, cap. 4 (D 1796).
116. Recommandée par LÉON XIII, enc. Providentissimus, 18 nov.
1893 (D 1942-1943); le serment antimoderniste (D 2146); PIE XII,
enc. Humani Generis, 12 août 1950 (A. A. S., 42 (1950), p. 569; D 3015).
117. Dogmatik..., 1955, p. 306-307; cf. Istina, 1957, p. 114, n. 36.
118. De Decr. Nic. Syn., 20: P. G., 25, 452 B.
119. Cod. Juris Can., c. 1391 avec les documents cités dans les édi-
tions annotées; notre notice Bibliques (Sociétés), dans Catholicisme,
t. II, col. 26-29. Notons ici que les cas où une interprétation de textes
de l'Écriture est donnée par le magistère sont très rares (cf. LÉON XIII,
enc. Providentissimus (Ench. Bibl., nos 96-97, 107); PIE XII, enc. Divino
afflante, éd. Bonne-Presse, p. 40 (A. A. S., 35 (1943), p. 319)).
120. Sans s'identifier avec ce qu'on appelle, depuis une quinzaine
ou une vingtaine d'années, le « sens plénier », ce que nous disons ici
n'est pas sans rapport avec lui. Le « sens plénier » est un vrai sens du
texte, visé par son auteur principal, Dieu, dont l'auteur humain peut
n'avoir pas eu conscience, et qui se dévoile quand se trouve réalisé ce
qui était lointainement annoncé. Le P. M. VILLAIN (Introd. à l'œcumé-
nisme, 3e éd., Paris-Tournai, 1961, p. 247) dit : « Il est évident que la
tradition, toute tradition, celle des protestants aussi, ajoute quelque
chose à l'Écriture. Mais nous professons qu'au niveau des intentiona-
lités profondes, l'Église n'ajoute rien au contenu de la Bible lorsque,
remplissant aujourd'hui comme au premier siècle la mission reçue de
Jésus-Christ, elle interprète le texte sacré. »
121. Cf. G. SCHÜCKLER, Der theologische Aufbruch in der protestan-
tischen Bibelwissenschaft des Alten Testaments, dans Catholica, II (1958),
p. 108-125.
122. Les critiques du Scriptura sola abondent: BELLARMIN et autres
controversistes du xvIe siècle; MÖHLER (Symb., § 39); J. Ev. KUHN
(cf. GEISELMANN, op. cit. (n. 2), p. 110 s.); etc.
123. Aux références données dans E. H., p. 139-150, 216-217, ajou-
ter des textes cités par H. DE LUBAC, Exégèse médiévale, I, p. 56 s.,
672; l'étude importante de B. DECKER, Sola Scriptura bei Thomas von
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