
LA TRADITION ET LES TRADITIONS
127. A la liste que donne W. KASPER, op. cit., p. 158, n. 21, ajouter
B. VAN LEUWEN, Schrift u. Tradition, dans Wissenschaft u. Weisheit, 21
(1958), p. 217-225; G. H. TAVARD, op. cit., p. 245 et art. cité supra, n. 1.
128. Sur ceci, voir H. LENNERZ, Das Konzil v. Trient u. theologische
Schulmeinungen, dans Schol., 4 (1929), p. 38-53; H. JEDIN, Historische
Randbemerkungen zum Thema: Tridentinum u. Wiedervereinigung, dans
Begegnung der Christen (Festgabe O. Karrer), Einsiedeln, 1959, p. 450-
461 (p. 455 s.).
129. Voir E. H., p. 207-232 et A. SPINDELER, Pari pietatis affectu.
Das Tridentinum über hl. Schrift u. apostol. Ueberlieferung, dans Theol.
u. Glaube, 51 (1961), p. 161-180.
130. J. L. MURPHY a montré (en mettant au point LODRIOOR, La
Notion de Trad. dans la théol. de Jean Driedo de Louvain, dans E. T. L.,
26 (1950), p. 37-53) que telle est la position de Driedo (The notion of
Tradition in John Driedo, Milwaukee, 1959, p. 132-137, 241 S., 255 S.,
278). J. BEUMER a montré que c'est la position de Seripando (cf. supra,
n. 126) et de S. Bellarmin (Die Frage nach Schrift u. Tradition bei Robert
Bellarmin, dans Schol., 34 (1959), p. 1-22). Etc.
131. Cf. Ac, 20, 28, et notre étude Le S.-E. et le Corps apostol...,
dans Esquisses du myst. de l'Église, 2e éd., Paris, 1953, p. 129-179.
132. C'est ainsi que Delfino cite comme vérités définies par les
conciles sine Scripturis: la consubstantialité des divines Personnes, la
Procession du Saint-Esprit, du Père et du Fils, l'union des deux natures
en une personne dans le Christ, la réalité du baptême conféré par des
hérétiques mais in forma Ecclesiae (cf. G. RAMBALDI, art. cité supra
(n. 126), p. 90, n. 5). Il est clair que le sine Scripturis ne porte que sur
les mots... D'autres exemples seraient de plus grand poids : la perpé-
tuelle virginité de Marie post partum, la limitation du nombre des sacre-
ments à sept, le fait que le lavement des pieds ne soit pas un sacrement,
alors qu'il semblait avoir tout ce qu'il fallait pour être reconnu tel, le
baptême des enfants... Mais ne s'agit-il pas, dans tous ces cas, d'une
certaine interprétation (développée) d'un donné radicalement biblique?
Ce qui est très exactement la fonction dogmatique de la Tradition?
Pour le cas du Canon des Écritures, dont le principe nous paraît scrip-
turaire, cf. infra. L'Assomption de Marie est sans doute le cas le plus net.
133. Cf. G. BIEMER, cité supra, n. 124; E. H., p. 149-150.
134. Au 1er concile du Vatican (MANSI, 51, 932 CD).
135. Écriture et Tradition d'après des études catholiques récentes, dans
Istina, 5 (1958), p. 183-196, surtout p. 192 et 195.
136. La Trad. dans l'Église, Paris, 1960, p. 9. On pourrait invoquer
encore BOSSUET, Défense de la Tradition et des Saints Pères, liv. II,
ch. 6.
137. Exemples: les Taborites tchèques, fin xive-début xve siècle
(KROPATSCHECK, op. cit., p. 83); certaines sectes russes; aujourd'hui les
« Témoins de Jéhovah ».
138. Cf. P. LENGSFELD, op. cit. infra (n. 155), p. 105, n. 84. Pourtant,
de grands apologistes l'ont fait : BOSSUET (Expos. de la Doctr. cath.,
dans Euvres, éd. Vivès, 1867, t. XIII, p. 96-97), MÖHLER (Unité, S 9.
Trad. A. DE LILIENFELD, Paris, 1938, p. 25-26); cités par H. HOLSTEIN,
La Trad. dans l'Église, p. 109, 119-120.
139. S. IRÉNÉE, A. H., III, 4, 2 (P. G., 7, 855; HARVEY, II, p. 15;
E. P., 213); S. AUGUSTIN, De Doctr. christ., I, 43 (P. L., 34, 36).
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