NOTES DU CH. VII
de doctrine. Elle est sa propre loi à elle-même. Chez elle, le fait consti-
tue le droit... D
28. Nous avons souvent traité des « redécouvertes protestantes »
dans des conférences dont nous espérons publier l'une ou l'autre dans
un recueil d'études œcuméniques à paraître aux Éd. du Cerf. Voir
M. VILLAIN, Redécouvertes de valeurs catholiques par quelques groupe-
ments réformés d'aujourd'hui, dans Rythmes du monde, 1949, p. 57-73;
H. SCHÜTTE, Wiederentdeckung der Kirche in evangelischer Theologie,
dans Theol. u. Glaube, 50 (1960), p. 339-358).
29. Von Sinn der Kirche, Mayence, 1922, p. 1.
30. Comme le reconnaît E. KINDER, dans Die Katholizität der Kirche,
P. 35; cf. infra le texte de Théo Preiss.
31. D. JENKINS (op. cit., p. 15) parle du dialogue avec les orthodoxes.
32. Voir Le Christianisme social. Oxford et Édimbourg (sept.-déc.
1937), p. 279, 318-319, et les textes que je cite dans Vraie et Fausse
Réforme, 1950, p. 509, n. 266.
33. Voir déjà H. J. HOLTZMANN, Kanon und Tradition, Ludwigs-
burg, 1859, § 50, p. 395 s.; les participants protestants de la Conférence
d'Édimbourg, en 1937 (cf. Le Christianisme social, sept.-déc. 1937,
p. 279; cf. p. 319); J. Loos et J. N. BAKHUIZEN VAN DEN BRINK, Her-
vorming en Catholiciteit. Een Verklaring, Rotterdam, 1950; Fr. J. LEE-
NHARDT, Des raisons et de la façon d'être protestant, dans Verbum Caro,
nºs 25-26 (1953), p. 24-44 (p. 31-32 : « A voir les choses de près, per-
sonne ne peut se passer de tradition. Chacun reçoit une multitude de
traditions (langues, mœurs, structure de pensée). Dans l'Église, il en
va de même (catéchisme, chants, habitudes de piété, liturgies). Ces
traditions sont l'ossature tutélaire d'un individu, l'apport de la collec-
tivité à l'édification de sa personne. Le fou est le seul qui ait secoué
toute tradition. C'est le contenu de la tradition qui diffère selon les
cas, et la question est de savoir si la tradition sera, elle aussi, soumise
aux exigences de l'enseignement historique et théologique de la Bible »);
E. KINDER, dans Die Katholizität der Kirche, p. 18-21; ED. SCHLINK,
Der kommende Christus und die kirchlichen Traditionem, Göttingen, 1961,
p. 199-200 («< Toute Église se tient, de fait, dans une tradition, qu'elle
en ait pris conscience et ait développé un concept dogmatique de Tra-
dition, ou qu'elle ne l'ait point fait... Le nouveau (au moment de la
Réforme) n'était pas le principe de la valeur suprême de l'Écriture,
mais l'usage critique fait de celle-ci par les Réformateurs contre les tra-
ditions dégénérées du moyen âge »). Autres références encore dans
P. LENGSFELD, op. cit., p. 154, 160.
34. Voir Fr. J. LEENHARDT, dans Et. théol. et rel., 1961, p. 16 s., et
infra.
35. Dans Die Katholizität der Kirche, p. 30 s.
36. H. ENGELLAND, dans Theol. Literaturzeitg., 1960, col. 19 : « Ist
vor allem im Wesen der Kirche begründet, dass sie aus der Tradition
lebt. » Cf. G. EBELING, Die Geschichtlichkeit der Kirche, p. 31-37 et
diverses études de Jaroslav PELIKAN, dans le cadre de la Commission
du Conseil œcuménique sur « Tradition et traditions »>.
37. La Tradition... (Cahiers théol., 33), Neuchâtel-Paris, 1953, p. 53.
Cf. J. HORNUS, Évangile et Labarum..., Genève, 1960, p. 8 : « Ce n'est
pas abandonner le principe scripturaire sur lequel est fondée la Réforme
que de prêter de nouveau attention à la pensée des Pères de l'Église,
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