NOTES DU CH. VII
qu'il est lui-même conforme à l'enseignement de l'Écriture »); O. CULL-
MANN, op. cit., p. 37-40 et 51; G. GLOGE, Offenbarung und Ueberliefe-
rung. Ein dogmatischer Entwurf, Hambourg, 1954; S. F. WINWARD,
dans Christian Baptism. A fresh Attempt to understand the Rite in terms
of Scripture, History and Theology, ed. by A. GILMAIR, 3º éd., Londres,
1960 (l'auteur est un baptiste); Regin PRENTER, loc. cit., infra.
48. P.-CH. MARCEL, Le Baptême, sacrement de l'alliance de grâce,
dans Revue réformée (Saint-Germain-en-Laye), 1960, nºs 2-3, p. 143.
Comme exemple d'une « déduction légitime » en matière sacramentelle
(pratique), l'auteur donne le fait, non attesté par l'Écriture, que les
femmes peuvent participer à la sainte Cène. On pourra, pour l'idée
de fond, comparer, au plan de la prédication pastorale, P. SCHERDING,
cité infra, et, au point de vue dogmatique, H. DIEM, Dogmatik...,
Munich, 1955, et Theologie als kirchliche Wissenschaft, Munich, 1952.
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49. LUTHER: « C'est une chose dangereuse et abominable que d'écou-
ter et de croire quelque chose qui soit en contradiction avec le témoi-
gnage unanime, la foi et l'enseignement de toutes les Églises saintes et
chrétiennes, selon ce qu'elles ont maintenu depuis le début et durant
quinze siècles dans l'univers entier. » MÉLANCHTON, en 1534: « Eccle-
siae auctoritas maxima est », car elle est le peuple de Dieu, et le Christ
ne l'abandonnera pas (cf. J. N. BAKHUIZEN VAN DEN BRINK, Traditio
in de Reformatie en het Katholicisme in de zestiende eeuw, dans Med. knl
Ned. Ak. van Wet., Afd. Letterkunde, N. ser., Deel 15, no 2, Amster-
dam, 1952, p. 8 et 12 (cité par CH. MOLLER, dans Irénikon, 25 (1952),
p. 338). Cf., pour Luther, E. H., p. 201, n. 16 et infra, n. 53).
50. Schrift und Tradition, dans Die Katholizität der Kirche, p. 49,
51, 52.
51. R. M[artin] A[CHARD], Écriture et Tradition dans le dialogue entre
les chrétiens séparés, dans Réforme, 2 févr. 1957 (cité dans Doc. cathol.,
54 (1957), col. 296). Ensuite (cf. col. 297), l'auteur admet l'idée de
livres composés dans la communauté, laquelle leur est antérieure et a
sans cesse poussé plus loin sa réflexion, dans la ligne des écrits plus
anciens, en lisant ces écrits dans sa propre histoire. C'est le principe
midrashique, qui se vérifie aussi dans la Tradition.
52. BARTH disait déjà que l'Écriture est mieux comprise dans l'Église
que dans un vide artificiel (Kirchl. Dogmatik, 1/2, p. 678-680). Voir
G. HEBERT (anglican), Which comes first, the Church or the Bible?, dans
The Student World, 42 (1949), p. 110-116; C. H. Dodd, The Relevance
of the Bible, dans Biblical Authority for To-day, ed. by AL. RICHARDSON
& W. SCHWEITZER, Londres, 1951 (on ne peut pas plus séparer la Bible
de l'Église que l'Église de la Bible); recensant l'édition de la Bible dite
du cardinal Liénart, Le Christianisme au XXe siècle demandait, en 1951:
<< Continuerons-nous à publier la Bible comme si on pouvait en saisir le
sens tout seul, ou bien ce sens ne peut-il être saisi que dans la réalité de
l'Église? » De son côté, K. E. SKYDSGAARD écrit : « As a member of this
Church, the individual can then also read and study the Bible » (Scottish
Journ., p. 356). M. le pasteur Pierre COURTHIAL constate: « Certes, ce
n'est pas la parole de l'Église qui me lie en conscience, c'est seulement
la Parole de Dieu. Mais cette Parole de Dieu, c'est l'Église qui me l'a
présentée et qui me la présente dans des dimensions, dans une richesse,
dans une profondeur qu'à moi seul, membre coupé de Christ, je ne
découvrirais pas » (La Réforme, servante de l'unité, Coll. Les Bergers et
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