
LA TRADITION ET LES TRADITIONS
(Apostoli) verbum veritatis et genuerunt ecclesias » (En. in Ps., 44, 23:
P. L., 36, 508); S. PIERRE CHRYSOLOGUE, Sermo, 99 (P. L., 52, 479);
S. GRÉGOIRE LE GRAND, très nombreux textes.
70. Cf. Ac, 6, 7, 12, 24; cf. 19, 20; Jn, 17, 20; 1 P, I, 23-25, etc.;
R. SCHNACKENBURG, Die Kirche im Neuen Testament, Freiburg, 1962,
p. 34 s.
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71. P. SCHERDING, Réflexions sur le principe scripturaire et son appli-
cation au ministère de la parole, dans R. H. P. R., 36 (1956), p. 208-231.
Sur la responsabilité de l'orthodoxie protestante dans le passage de
la Parole (supra, n. 68) au Livre, voir J. R. GEISELMANN, Die Hl. Schrift
u. die Tradition, Freiburg, 1962, p. 84, 87, 95 (citant H. RÜCKERT,
Schrift, Tradition, Kirche, 1951, p. 22-23).
72. On pourrait relever, chez certains auteurs protestants, comme
une nostalgie de la Tradition, au sens où nous en avons parlé supra, à
savoir comme transmission de réalités. Voir par exemple A. NEESER,
Le Drame de la Parole de Dieu d'après la Bible, Lausanne, 1945; le
pasteur JÜRGEN, dans Um die Einheit der Kirche, hrsg. von J. CASPER,
p. 182-183.
73. N'ayant pas à exposer ces thèses pour elles-mêmes dans le pré-
sent ouvrage, nous résumons seulement une étude faite d'autre part.
On pourra se reporter à CALVIN, Épître à Sadolet et Traité des scandales
(dans Trois Traités, éd. Je sers, respectivement p. 50 s. et p. 286);
Épître à François Ier, en tête de l'Institution, 23 août 1535; Institution,
éd. de 1541, ch. 15 (éd. Coll. Budé, t. IV, p. 149 s.). Cf., parmi nos
références contemporaines, E. KINDER, Schrift u. Trad., dans Bege-
gnung d. Christen, p. 121.
74. R. MEHL (Perspectives œcuméniques ouvertes par la 3e Conférence
mondiale de « Foi et Constitution », dans R. H. P. R., 33 (1953), p. 261-
267; p. 263): « Quelle place le ministère, en tant qu'institution, en tant
que régulièrement ordonné, tient-il dans la définition de l'Église? Faut-il
l'ajouter aux deux autres éléments de la définition, la prédication de la
parole et l'administration des sacrements? A-t-il même dignité qu'eux?
Il est évident que l'être même de l'Église est ministère, c'est-à-dire
service. Mais à ne pas voir que ce ministère consiste précisément dans
la prédication aux hommes de la bonne nouvelle du salut, à juxtaposer à
ce service majeur le ministère en tant qu'ordonné et organisé, on
s'achemine lentement, mais sûrement, vers une définition de l'Église
qui trouve sa garantie dans la continuité de ce ministère lui-même,
c'est-à-dire dans la succession apostolique... » (Contra, voir infra, n. 79.)
75. Cf. H. DIEM, Das Problem des Schriftkanons (Theol. Studien),
1952. K. BARTH dit : « Quand Dieu se révèle, cela signifie que Dieu
intervient lui-même comme connu et connaissant, su et sachant, par-
lant et écoutant » (Christliche Dogmatik, p. 139; cf. Kirchliche Dogma-
tik, I/1, p. 250 s.; I/2, p. 222 s. (nous dirions: comme parlant et don-
nant de pouvoir écouter, etc.))
76. P. BENOIT, dans R. B., 62 (1955), p. 263, reprod. dans Exégèse et
Théologie, Paris, 1961, t. II, p. 315 s.
77. J. DANIELOU, Réponse à Oscar Cullmann, dans Dieu vivant, n° 24
(1953), p. 107-116 (p. 113).
78. O. CULLMANN écrit: « La présence réelle des Apôtres dans
l'Église de tous les temps nous est donnée dans le N. T. »; « L'actua-
lisation du témoignage des Apôtres, c'est l'Écriture, comme l'actuali-
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