NOTES DU CH. VII
sation de l'œuvre rédemptrice du Christ, ce sont les sacrements » (La
Tradition, p. 36 et 54). Notons que plusieurs Apôtres n'ont rien écrit...
79. La Vie pastorale (nº 40 de Verbum Caro), 1956. Cette esquisse
trouverait son complément dans la traduction (par A., JAERMANN et
R. PAQUIER) de l'étude de GR. DIX, Le Ministère dans l'Église ancienne,
Neuchâtel-Paris, 1955: J. von Allmen écrit, dans la préface: « J'espère
montrer bientôt, dans une étude sur « la doctrine du ministère d'après
« les écrits symboliques réformés du XVIe siècle », qu'au temps de la
Réforme, sans hésiter, on a placé le ministère, avec la prédication et
les sacrements, parmi les éléments qui constituent l'Église et sans lequel
elle se perdrait » (p. 11). De l'étude de Gr. Dix, rapprochons un
article de PH. MENOUD, L'Église et les ministères selon le Ñ. T. (Cahiers
théol., 23), Neuchâtel-Paris, 1949, surtout p. 49-61, où l'épiscopat est
compris comme une autorité venant d'en haut et s'incarnant dans une
personne.
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80. Analyse de ce qui se passe de positif dans le temps: voir art.
cités infra, n. 87 et 89. Fonction enseignante: Was erwarten evangelische
Christen vom ökumenischen Konzil?, dans Ekumenische Rundschau, 9
(1960), p. 77-90, en particulier p. 80.
81. « Sola Scriptura» ou Ecriture et Tradition (Études théol. et relig.,
1961, p. 5-46), cf. p. 22 s. · Cela peut répondre à O. CULLMANN cité
supra, n. 65.
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82. Cf. p. 38. Et encore : « Il n'y a pas de césure entre les temps
apostoliques et le temps de l'Église, en ce sens que la présence réelle
du Christ continue des premiers au second (suit cít. de Mt, 28, 18-20) »
(p. 31). Leenhardt admettrait même, pour ce prolongement de l'apos-
tolat, une certaine infaillibilité (cf. p. 32 s.).
83. Hervorming en Catholiciteit. Een Verklaring, Rotterdam, 1950,
Voir Église vivante, 1950/4, p. 495 s.; Vers l'unité chrét., juin 1951,
P. 2-6.
84. P. Y. ÉMERY, Réforme et Unité, dans Verbum Caro, nº 61 (1962).
p. 42-65. Citons ce texte des p. 52-53 : « Si l'Écriture s'était constituée
anciennement et résonnait actuellement dans l'Église sans l'intermé-
diaire d'hommes, elle serait une norme extérieure à l'Église, une règle
qui dominerait l'Église, un principe de réforme auquel l'Église n'au-
rait qu'à se confronter (c'est ainsi que la théologie protestante moyenne
a tendance à présenter le rôle de l'Écriture). Telle n'est pas la volonté
de Dieu, qui a confié l'Écriture à l'Église tout aussi bien qu'il confiait
l'Église à l'Écriture. Norme de la vie de l'Église, l'Écriture est comme
une réalité intérieure à l'Église, une réalité ecclésiale. D'une certaine
manière l'Écriture a pris naissance dans l'Église, puisque les Apôtres,
colonnes de l'Église, étaient aussi ses premiers membres. Et d'autre
part c'est l'Église et en elle chacun de ses membres qui est char-
gée par Dieu, avec son secours, de mettre l'Écriture en pratique et de
référer elle-même cette pratique à la norme de l'Écriture. Au début
ce furent les Apôtres qui posèrent le fondement de l'Église, la Parole
vivante du Christ, et portaient la responsabilité de confronter la vie
de l'Église à son fondement inaliénable. Depuis leur mort, l'Écriture
est la consignation de ce fondement. Mais en elle-même, elle est une
chose, une chose très sainte, mais une chose un livre. Cette chose
n'a pas de vie indépendamment de l'Église. Aussi faut-il que les Apôtres
aient des successeurs (ils l'ont prévu), non pour poser un autre fonde-
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