NOTES DE L'EXC. B
ad salutem et vitam christianam necessaria sunt, scripta inveniuntur. »
On cite à Nacchianti les textes du N. T. parlant de traditions, puis le
texte du Ps.-DENYS, Eccl. Hier., I, 4. Massarelli continue: : « Quod
autem Augustinus dicat in evangelio omnia esse scripta quae necessaria
sunt ad salutem, verba illa formaliter intelligi debent, scilicet ad fidem
Christi accipiendum ut salvi fiamus. Quo vero ad mores et christianam
vitam instituendam, certe non omnia scripta sunt, quare ipse Deus
noster ait: Mittam... (Jn, 15, 26; 14, 26) » (C. T., I/1, p. 494). Notons
ici, chez Massarelli, une thèse très intéressante touchant le domaine
habituel des traditions non écrites: thèse qui rejoint les conclusions de
notre propre enquête historique (E. H., p. 64-75).
26. C. T., XII, p. 521, 1. 47-52. Noter ce que pouvait recouvrir alors
le mot traditiones.
27. Voir U. HORST, Das Verhältnis von Schrift und Tradition nach
Melchior Cano, dans Trierer Theol. Zeitsch., 69 (1960), p. 207-223
(p. 222).
28. De Divinis, apostolicis atque ecclesiasticis traditionibus, Cologne,
1549, fol. 144º : « Adde quod multa sunt in Ecclesia universali recepta,
et ea quidem ad salutem necessaria, quae Scriptura canonica dilucide
constare minime possunt, sed per Christi apostolorum traditionem illi
innotuerunt »> (Voir G. H. TAVARD, Tradition in Early Post-Tridentine
Theology, dans Theolog. Studies, 23 (1962), p. 377-405 (P. 395)).
29. « Sancta Scriptura in genere et in communi continet omnia quae
sunt necessaria ad salutem aeternam. Admonet enim nos ut traditiones
apostolorum veneremur et suscipiamus; rursus admonet nos et aucto-
ritate ecclesiae quae est columna et firmamentum veritatis... » (Cité
d'après le ms. Vat. 4628, f. 40, par C. Pozo, La Teoria del Progresso
dogmatico en los Teologos de la Escuela de Salamanca, Madrid, 1959,
p. 191, n. 53.)
30. De Controversiis, I, lib. IV, c. 11, éd. Paris, 1870, p. 223. Cf. c. 3,
p. 197: «...in Scripturis non contineri expresse totam doctrinam neces-
sariam, sive de fide sive de moribus et proinde praeter verbum Dei
scriptum requiri etiam verbum Dei non scriptum, id est divinas et
apostolicas traditiones. »>
31. Lettre à M. de Cherelles : Œuvres, Paris, 1622, p. 843 (cité par
W. PALMER, op. cit. infra, II, p. 16, n. j). Le « médiatement » n'est pas
compris dans le sens de l'in genere et in communi de Medina, mais au
sens d'une explication du contenu de l'Écriture dans la Tradition.
32. Cf. Institution, IV, 10, 30 (Ç. R., 32 (Opera Calvini, IV), 794) :
<< Puisque Dieu a fidelement comprins en sa parolle et nous a pleinement
declairé quelle est toute la vraye reigle de justice, toute la façon de le
bien servir, et tout ce qui estoit necessaire pour nostre salut, il le faut
avoir pour nostre seul maistre en cela. Quant à la discipline externe et
aux cérémonies, il ne nous a point voulu ordonner en particulier et
comme de mot à mot comment il nous faut gouverner (...). Finalement,
pource que Dieu n'en a rien dit par exprès, d'autant que ce n'estoyent
point choses necessaires à nostre salut... >>
33. Ainsi W. PALMER, A Treatise in the Church of Christ, Londres,
1838, t. II, p. 10 S. (= part. III, ch. I); A. P. FORBES, An Explanation
of the XXXIX Articles, Oxford et Londres, 1871, p. 95 s.; CH. GORE,
Roman Catholic Claims, Londres, 1888, p. 60 s.; E. C. S. GIBSON, The
Thirty-nine Articles of the Church of England, Londres, 1906, p. 239-240.
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